
« Avant même de m’y rendre, ces Jeux représentent une belle réalisation pour moi. Je m’entraine déjà depuis 13 ans et une participation olympique est un rêve depuis déjà quelques années », dit-elle.
Sa réalisation est autant plus méritoire puisque Girard a refusé plusieurs offres de se rapprocher de Montréal et de nombreux services aux athlètes, préférant s’entraîner dans son coin de pays. « Je suis aussi très contente d’avoir atteint ce niveau de performance tout en restant en Abitibi-Témiscamingue, près de ma famille et des gens qui comptent pour moi, ce qui m’a permis de rester moi-même », assure-t-elle.
Sa qualification a été confirmée il y a quelques mois par la fédération canadienne au terme des derniers championnats canadiens, disputés en avril à Laprairie.
« C’est un sentiment très intense qui nous envahit quand on réalise qu’on touche enfin du bout des doigts à un rêve si longtemps désiré. Je ressentais un mélange de fierté, de joie et de bonheur que j’avais le goût et le besoin de partager avec les gens qui m’ont permis d’atteindre ce nouveau sommet! »
« Heureusement, ma famille était avec moi pour partager ses moments magiques. Ma famille a toujours été présente tout au long de ma carrière et chacune de mes sœurs ainsi que mes parents ont eu un rôle très important dans le développement de ma carrière. J’étais donc très chanceuse de pouvoir partager ce moment avec eux…c’était en fait notre réalisation à tous! » dit-elle.
C’est dans la foulée de sa sœur Caroline que Christine Girard a entrepris la pratique de ce sport. En fait, l’haltérophilie est devenue une histoire familiale chez les Girard, puisque le père, Gaétan, est devenu président du club local, puis officiel, tout comme la mère, Aline, et l’aînée de quatre sœurs, Sylvie. Finalement, la plus jeune, Valérie, s’est aussi lancée dans ce sport. « Pour nous, les compétitions ont souvent été de véritables fêtes de famille! », raconte Christine.
Sur les traces de Turcotte
L’haltérophilie féminine a fait son entrée dans les conversations des Québécois à la suite des succès internationaux amassés par la Brossardoise Maryse Turcotte, qui s’est depuis retirée de son sport.
« Maryse a été la meilleure athlète au Canada pendant des années et son influence a été et est toujours très importante. Elle a été celle qui a montré à toutes les athlètes féminines qu’il est possible d’atteindre de haut niveau, qu’il suffit de travailler fort et longtemps. Elle a été celle qui a ouvert la voie », indique Girard.
« Dès que Yovan Fillion, mon entraîneur, est arrivé dans ma vie il y a quatre ans. J’étais déjà une athlète de haut niveau, mais il a établi une structure d’entraînement qui m’a permis de réaliser que je pouvais me rendre encore plus loin. Son soutien est définitivement indispensable à mes performances. Heureusement pour moi, il sera l’entraîneur de l’équipe à Pékin ».
Christine Girard arrive mal à évaluer où elle se situera au classement au terme de la compétition. « Il y a encore plusieurs conditions qui sont difficiles à prévoir. Ce que je souhaite, c’est de donner le meilleur de moi la journée de ma compétition pour ensuite être fière de mes résultats peu importe ce qu’ils sont et où ils me classent ».
| OR | AR | BR | ||
| Chine | 51 | 21 | 28 | 100 |
| Etats-Unis | 36 | 38 | 36 | 110 |
| Russie | 23 | 21 | 28 | 72 |
| Grande-Bretagne | 19 | 13 | 15 | 47 |
| Canada | 3 | 9 | 6 | 18 |