Un plongeur québécois s’est fait remarquer lundi soir à Athènes, mais pas vraiment pour les bonnes raisons.
Ron Bensimhon, un Montréalais (c’est du moins ce qu’indique son passeport), devait même se présenter en cour, hier, pour avoir fait le pitre et sauté dans le bassin olympique de plongeon, question de faire de la publicité à un casino Internet bien connu.
Préparé, Bensimhon avait
embauché son avocat avant même de commettre son délit. Bonne idée, car il est maintenant accusé d’avoir
« interrompu les Jeux », selon le
porte-parole du ministère grec de l’Ordre public.
Embarrassées, les autorités du Comité organisateur des Jeux ont promis d’augmenter les mesures de
sécurité dans chaque installation olympique.
Tutu mauve!
Quelques minutes après l’épreuve synchronisée féminine, où Émilie Heymans et Blythe Hartley ont
donné au Canada sa première
médaille des Jeux, l’hurluberlu est promptement descendu des
gradins pour se précipiter en courant vers la tour.
« Il est monté jusqu’à la plateforme de cinq mètres, a couru puis s’est jeté à l’eau, raconte un témoin de la
scène. Il portait un tutu mauve et un bas de nylon à pois.
Les gens ont
trouvé ça drôle et l’ont applaudi. » Les agents de sécurité, eux, l’ont trouvé moins comique. Il faut quand même dire que leur budget total, pour ces Jeux olympiques, a frôlé les deux milliards de dollars canadiens.
Les dirigeants du casino en
question ont affirmé hier à une agence de presse que le Montréalais, qui avait déjà fait ce genre de stunt publicitaire pour eux dans le passé, l’a fait de son propre chef cette fois-ci. Parions toutefois qu’ils n’en sont pas mécontents.
Les gradins étaient encore remplis lorsque l’incident est survenu puisqu’on s’apprêtait à tenir
l’épreuve masculine de plongeon synchronisé au tremplin de trois mètres, où les Grecs ont finalement décroché la médaille d’or.
Bensimhon, qui a refusé toute
aide de l’ambassade, hier, a fait
parler de lui pas plus tard qu’au printemps dernier, après avoir sauté sur la glace des Championnats du monde de patinage artistique, en
Allemagne, alors que Michelle Kwan y était déjà.
Affichant en grosses lettres le nom du casino sur son torse nu, l’illuminé avait alors entrepris une routine
burlesque avant qu’on parvienne
finalement à lui mettre la main
dessus. Kwan avait eu la peur de sa vie. Bensimhon, lui, avait été libéré peu après.
Le casino en question aime bien ce genre de publicité, qu’il a notamment déjà employé au Super Bowl.