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Joueurs francophones: qui est donc le coupable?

Journal de Québec
Yvon Pedneault
29/08/2011 02h37 
Hockey québécois - Joueurs francophones: qui est donc le coupable?
On peut souscrire à l’énoncé de Pierre Gauthier, mais on ne peut ignorer les propos de Gilles Courteau. 
© Archives/Agence QMI


Ainsi donc, Pierre Gauthier affirme qu’il faut cesser de penser que les joueurs québécois sont boudés par les intervenants de la Ligue nationale.

Il a d’ailleurs dit que « Tout le monde a droit à son opinion, mais il faut arrêter de penser comme ça. Mon opinion est basée sur les expériences que j’ai vécues avec les organisations de la Ligue nationale pour lesquelles j’ai travaillé, ainsi que sur mes associations avec les équipes canadiennes au Championnat du monde et aux Jeux olympiques.

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Une leçon à tirer du passé

«Je peux vous assurer que les joueurs québécois reçoivent la même considération que les autres, à tous les niveaux. Mais qu’on participe au Championnat du monde ou aux Jeux olympiques ou qu’on évolue dans le marché de la Ligue nationale, le défi est le même: c’est très compétitif et si on veut gagner, on va choisir les meilleurs joueurs et les meilleurs entraîneurs. Je ne connais personne qui ne veut pas gagner.»

On peut toujours souscrire à l’énoncé du directeur général du Tricolore mais on ne peut négliger les propos du commissaire Gilles Courteau, qui donne à entendre que la plupart des directeurs généraux de la Ligue nationale sont des gens de l’Ontario et de l’Ouest canadien et que, par conséquent, ils ont une préférence évidente pour les joueurs de leur coin.

COMMENTAIRE ÉTONNANT

Blair Mackasey, qui a été attaché au programme olympique pendant plusieurs années y va d’un commentaire pour le moins étonnant : « Le Québec produit de bons joueurs offensifs pouvant évoluer dans les deux premiers trios, mais les bons défenseurs défensifs capables de relancer l’attaque sont plutôt rares. »

Mackasey soutient aussi que le Québec ne forme plus des joueurs de troisième et de quatrième trios.

C’est à croire que les entraîneurs du Québec n’ont pas la compétence de leurs homologues de l’Ouest ou de l’Ontario.

Or, ce n’est pas le cas.

Mackasey devrait savoir que, très souvent, les joueurs sélectionnés, avec comme point de référence qu’ils deviendront de bons employés de soutien, appartiennent à la théorie qu’à talent égal, on choisira le p’tit gars de la place.

Donc, avec tout ce qui s’est passé au cours des dernières années, ça donne encore plus de poids aux propos du commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

ON DOIT SE PRENDRE EN MAIN

C’est vrai que le hockey québécois doit se prendre en main et revoir sa structure et son programme de développement des athlètes. Mais de là à dire qu’il n’y a pas de favoritisme, que l’on m’explique alors pourquoi certaines équipes de la Ligue nationale n’ont plus de recruteurs attachés à la Ligue de hockey junior majeur du Québec sous prétexte que l’on ne tolère plus la violence et que les joueurs de talent sont peu nombreux.

Également, le Canadien n’a-t-il pas, pendant plusieurs années, négligé le territoire du Québec, n’ayant aucun recruteur à temps plein pour surveiller les formations d’ici ?

Il y a 20 ans, le Canadien avait des recruteurs qui ratissaient les quatre coins du Québec dans l’espoir de sélectionner les meilleurs joueurs. Parlait-on alors que le Québec ne développait pas des joueurs pouvant remplir le rôle d’employés de soutien.

Qui est donc le coupable ? On semble vouloir jouer à l’autruche, car tout le monde est coupable.

MAGNIFIQUE INITIATIVE

Le hockey québécois a pris une magnifique initiative au cours du dernier week-end en tenant un sommet sur le hockey mineur en général. Que doit-on faire maintenant pour améliorer la situation ?

La Ligue nationale de hockey se tire dans le pied en regardant le hockey québécois avec le nez en l’air.

Et le Canadien qui devrait jouer un rôle de leader, se contente du strict nécessaire.

Il y a aussi qu’en comparaison avec l’Ontario et l’Ouest, le Québec ne fait pas le poids au chapitre des infrastructures.

C’en est ridicule.

J’ose espérer que Hockey-Québec tirera des conclusions de ce sommet et que l’organisme régissant le hockey sur le territoire du Québec prendra les mesures pour corriger la situation.

Parce que Hockey-Québec a également sa très large part de responsabilités au niveau du développement des jeunes joueurs.

SELANNE EN CALIFORNIE

Dans un autre ordre d’idées, Teemu Selanne est arrivé en Californie avec sa famille et tout indique qu’il disputera une autre saison dans la LNH. Bravo.

Le Finlandais a récolté 80 points la saison dernière. Combien de joueurs ont franchi ce plateau ?

Non seulement s’agit-il d’une bonne nouvelle pour les Ducks de Anaheim, mais également pour la Ligue nationale.

Même s’il est âgé de 40 ans, Selanne a terminé au huitième rang des meilleurs pointeurs du circuit et il a été spectaculaire pendant les séries éliminatoires… Selanne devrait retrouver son joueur de centre et compatriote, Saku Koivu.

S’agira-t-il de la dernière saison de l’ex-capitaine du Canadien ? Les deux Finlandais pourraient-ils accrocher les patins au même moment? Possible…

INTÉRESSÉS PAR GOMEZ?

Faut-il s’attarder à la rumeur voulant que les Jets de Winnipeg s’intéressent au dossier de Scott Gomez ?

Ce que je trouve pour le moins étrange, c’est qu’une nouvelle formation qui évoluera devant des salles combles étudierait le profil d’un marqueur de sept buts transportant un contrat astronomique.

Je veux bien croire que les Jets ont un sérieux problème au poste de centre, mais Gomez est-il vraiment la réponse à leur problème?

J’en doute.




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