Les Blue Jackets de Columbus ont
dépensé une fortune, au cours
de l’entre-saison.
5,5 M$ par saison pour James Wisniewski,
5,3 M$ par saison pour Jeff Carter, 2,2 M$ par
saison pour Radek Martinek et 1,6 M$ par
saison pour Vaclav Prospal.
Toutefois, ce ne sera pas suffisant pour
devancer deux équipes qui ont également
solidifié les effectifs avec quelques
nouveaux joueurs.
Les Blackhawks de Chicago et les
Red Wings de Detroit demeurent encore les
deux équipes les plus puissantes de la
division Centrale. Prenons l’exemple des
Blackhawks. Maintenant qu’ils ont complété
leur grand ménage, ils se lancent dans une
nouvelle saison avec les principaux éléments
de la formation en pleine forme.
Jonathan Toews, Patrick Kane, Patrick
Sharp (nouveau contrat de cinq ans), Brent
Seabrook et Duncan Keith auront eu amplement
le temps de refaire le plein d’énergie,
au cours des dernières
semaines.
Corey Crawford a
signé une nouvelle entente,
Andrew Brunette
viendra appuyer le
travail des meilleurs
attaquants de l’équipe.
En défense, Sean
O’Donnell, un bon vétéran,
et Steve Montador
débarquent à Chicago,
après des escales à
Philadelphie et à Buffalo.
Bref, Joël Quenneville
dirigera une équipe
équilibrée, une formation
qui a également ajouté
de la robustesse, avec l’embauche de Jamal
Myers et Dan Carcillo.
Les Red Wings ont perdu un défenseur
polyvalent. Brian Rafalski a pris sa retraite,
et on ne remplace pas aussi facilement un
joueur capable de jouer au point d’appui
pendant les supériorités numériques, de
contenir l’adversaire en infériorité numérique
et d’affronter les meilleurs trios
adverse. Les Wings se sont tournés du côté
de Ian White et de Mike Commodore. Je
pensais que Ken Holland, pourtant très
rusé, parviendrait à sortir un lapin de son
chapeau, mais les deux joueurs n’ont pas les
ressources de Rafalski. Cependant, les
Wings ont un bon système et ils ont des
joueurs d’attaque qui savent prendre des
initiatives en défense.
Heureusement pour les Wings, Nicklas
Lidstrom est de retour. À 40 ans, il demeure
toujours parmi le groupe des cinq meilleurs
défenseurs de la ligue. Pavel Datsyuk et
Henrik Zetterberg constituent le coeur de
l’offensive des Wings. Johan Franzen, Dan
Cleary, Tomas Holmstrom et Todd Bertuzzi
ne sont plus des « jeunesses », mais leur
expérience et leur contribution sur les
unités spéciales font des Red Wings une
formation toujours redoutable. Jimmy
Howard sera le gardien de l’organisation.
Situation difficile
Ainsi, ça laisse les Blue Jackets, les
Predators de Nashville et les Blues de
St. Louis dans une situation passablement
difficile. Supposons que Carter et Rick Nash
forment un duo prolifique, il reste que les
Blue Jackets ont des carences en défense.
Wisniewski est fiable en attaque, mais,
entre sa propre ligne bleue et son gardien, il
est un défenseur à risque.
Derrick Brassard, Antoine Vermette et
R.J. Umberger auront un rôle important à
jouer, au sein de l’organisation. On attend
l’éclosion de Brassard. On espère que
Vermette saura apporter une touche particulière
aux unités spéciales, et Umberger est un
joueur dont le bon rendement est constant.
Steve Mason ? C’est là que le doute
s’installe. Après une première saison
spectaculaire, Mason est devenu un gardien
ordinaire, et une équipe ne va nulle part
avec un gardien ordinaire.
Les gardiens ne sont pas le problème des
Predators : ils misent sur un duo exceptionnel,
avec Pekka Rinne et Anders Lindback.
La défensive constitue le pain et le beurre
de cette organisation.
Surtout, hier, un arbitre a accordé un
contrat d’un an à Shea Weber.
Pourtant, Ryan Suter sera joueur autonome
à la fin de la saison ; par conséquent,
l’avenir des Predators n’est pas aussi rose
qu’on l’a cru, il n’y a pas si longtemps. À
l’attaque, cette formation est ordinaire ; elle
n’a pas de joueurs spectaculaires, elle
manque nettement de punch.
Le mystère des Blues
Enfin, il y a les Blues. Quelle mauvaise
nouvelle que celle qui a été annoncée, hier,
selon laquelle David Perron ne serait pas à
son poste pour le début de la saison. Perron
souffre d’une sévère commotion cérébrale.
Toutefois, attention : les Blues misent sur
une bonne défensive, avec Alex Pietrangelo
comme leader.
Certes, Doug Armstrong a ajouté
deux vétérans à sa formation, au cours
de l’entre-saison: Jason Arnott et Jamie
Langenbrunner. Pourtant, Arnott n’a plus la
même touche autour du filet et ses passes
ne sont plus aussi précises, alors que
Langenbrunner est difficile à diriger; vous
pouvez en parler à Jacques Lemaire.
Les Blues sont jeunes, à l’attaque, mais ils
sont talentueux. Ils espèrent, maintenant,
que Halak connaîtra une meilleure saison.
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