Ça passe ou ça casse à Los
Angeles. Surtout pour l’entraîneur
Terry Murray. Les
Kings ont de grandes ambitions et
Dean Lombardi, le directeur général,
a reçu des propriétaires un mandat
clair : il faut que l’équipe progresse,
il faut que l’équipe dispute
au moins trois rondes éliminatoires.
De l’argent, Lombardi en avait dans les
coffres.
Maintenant, il doit s’assurer qu’il y
aura un retour sur investissement.
Mais a-t-il fait les bons placements ? Je
crois que oui.
Au cours des dernières semaines, Lombardi
a ajouté deux éléments importants
à l’attaque : Mike Richards et Simon
Gagné, deux ex-coéquipiers avec les
Flyers de Philadelphie. Les deux joueurs
retrouveront-ils la même chimie qui les
caractérisait avec les Flyers ? Il ne fait
aucun doute que ça
dépend de l’état de
santé de Gagné et surtout
de l’attitude de
Richards qui va se
retrouver dans le jet
set d’Hollywood.
Pas facile pour un
célibataire millionnaire.
Au cours des derniers
mois, Lombardi
tenta par tous les
moyens d’ajouter des éléments de premier
plan à sa formation. Il fit chou
blanc, il y a un an, dans le dossier Ilya Kovalchuk.
Il fit chou blanc en février dans
le dossier Brad Richards. Il frappa de
nouveau un mur dans le cas de Richards
à l’ouverture du marché des joueurs autonomes
sans restriction. Pourtant, on
avait sorti le tapis rouge pour l’ex-joueur
des Stars de Dallas. Koby Bryant, la
grande vedette des Lakers de Los
Angeles, est même intervenu dans le dossier.
À ce moment-là, les Kings avaient déjà
fait l’acquisition de l’autre Richards,
Mike de son prénom. Finalement, c’est
finalement Simon Gagné qui s’amène en
Californie, un joueur qui n’a pas été épargné
par les blessures au cours des dernières
années. Les Kings sont solides
devant le filet, Jonathan Quick et Jonathan
Bernier formant l’un des meilleurs
duos de la ligue. En défense, ils sont sur le
point d’accorder un contrat de plusieurs
années à Drew Doughty, un jeune patineur
de 22 ans, bourré de talent et qui
partage son boulot aux côtés d’un autre
jeune défenseur surdoué, Jack Johnson.
En défense, les Kings auront comme duos
Doughty et Willie Michell, Johnson et
Rob Scuderi, et Matt Greene jouera en
compagnie de Alec Martinez.
En attaque, les Kings ne souffriront
d’aucun complexe avec deux solides
trios : Dustin Penner, Anze Kopitar et
Dustin Brown. Gagné et Richards évolueront
avec un ancien compagnon des
Flyers, Justin Williams.
Les Sharks
Malheureusement pour les Kings, il y a
toujours les dangereux Sharks de San
Jose qui, année après année, donnent la
trouille à tous ceux qui osent les défier.
Les Sharks ont perdu en troisième ronde
devant les Canucks de Vancouver et selon
les standards établis à San Jose, c’est un
constat d’échec.
J’ai toujours eu des réserves relativement
à cette équipe parce que les deux
leaders, Patrick Marleau et Joe Thornton,
habituellement, s’écrasent sous la forte
pression. Ça n’a pas été le cas pendant les
séries éliminatoires.
Thornton a été excellent. Marleau a
connu une baisse de régime en deuxième
ronde, mais il s’est ressaisi face aux
Canucks. Les Sharks ont dressé un bilan
de leur saison et ont conclu que la défense
avait besoin d’un ajustement important
et Brent Burns s’amène et apporte beaucoup
de profondeur à une unité défensive
qui réunira comme duos : Dan Boyle et
Doug Murray, Brent Burns et Marc-
Edouard Vlasic, Jason Demers et le nouveau
venu Jim Vandemeer.
Un important changement en attaque.
Bye bye Dany Heatley et bonjour Martin
Havlat. Marleau, Thornton et Joe
Pavelski, un joueur de centre, formeront
la première ligne. L’excellent Logan Couture
sera au centre entre Havlat et Ryan
Clowe. Michal Handzus, l’ex-King, évoluera
en compagnie de Tory Mitchell et
Benn Ferriero. Des départs importants :
Heatley, Devin Setoguchi, Niklas Wallin,
et Ben Eager.
Si Antti Niemi poursuit sa progression,
les Sharks seront encore une équipe
puisant dans de nombreuses ressources.
Mais il se fait tard pour Doug Wilson, le
grand patron de l’équipe, et les vétérans
des Sharks. C’est cette année ou jamais.
Le mystère à Anaheim
Les Ducks de Anaheim peuvent causer
bien des ennuis dans l’Association de
l’ouest et dans la division pacifique. Ils
ont des joueurs de haut niveau. Ryan
Getzlaf est considéré comme l’un des
meilleurs joueurs de centre de la ligue.
Corey Perry a été le meilleur ailier du circuit
l’hiver dernier, Bobby Ryan a du talent
à revendre, Cam Fowler suit les
traces de Scott Niedermayer.
Et il y a Saku Koivu et Teemu Selanne.
Koivu prend de l’âge et Selanne n’a toujours
pas décidé s’il poursuivra sa carrière
ou non. La défense avec le gardien
Jonas Hiller peut réaliser de belles
choses, mais sans Hiller, ça ne fonctionnera
pas, malgré la présence de François
Beauchemin, de Tony Lydman et Lubomir
Visnovsky.
Beaucoup de points d’interrogation avec
cette formation. C’est au niveau des employés
de soutien que ça se gâte... à moins
que Andrew Cogliano relance sa carrière
en Californie après de dures saisons à Edmonton.
Cette équipe a cependant trop de
joueurs talentueux pour ne pas être dans la
course jusqu’à la toute fin.
Malheureusement pour les Stars de Dallas
et les Coyotes de Phoenix, il sera difficile
de faire le poids. Phoenix n’a plus de gardien
de premier plan avec le départ de Ilya
Bryzgalov pour Philadelphie. L’équipe
manque de punch en attaque, mais la défense
sera encore solide avec entre autres
Keith Handle et Rostislav Klesla. Pendant
toute la saison, on parlera du déménagement
de l’équipe.
Les Stars ont raté les séries éliminatoires
par une victoire lors du dernier match de la
saison régulière au Minnesota. Au cours de
l’entre-saison, ils ont ajouté Sheldon Souray
et Adam Pardy. À l’attaque, Michael Ryder,
Radek Dvorak et Vernon Fiddler sont des
joueurs expérimentés, mais limités. La
perte de Brad Richards est lourde et reste à
savoir maintenant si Mike Ribeiro s’adaptera
rapidement au système du nouvel entraineur,
Glen Gulutzan. Brenden Morrow
demeure le coeur de cette équipe en
attaque et Stéphane Robidas, le leader en
défense.
1. San Jose. 2. Los Angeles. 3. Anaheim
4. Dallas et 5. Phoenix.