Pierre Gauthier a pris la bonne
décision.
Investir une somme importante pour
les services d’un défenseur plutôt limité
en attaque et possédant une moyenne de
21 minutes de temps de jeu par rencontre
constituait un risque, d’autant plus que
Josh Gorges n’a pas encore testé son
genou, depuis la blessure subie le
27 décembre dernier.
Le défenseur a obtenu un contrat d’un
an. Les deux clans évitent l’arbitrage,
tout le monde reverra ses positions et les
négociations se poursuivront au cours de
la prochaine saison. Gorges est admissible
au statut de joueur autonome sans
restriction à partir du 1er juillet 2012.
Mais comme je le précisais, il y a
quelques jours, Gauthier a peut-être
complété son boulot pour le début du
camp d'entraînement, mais, au cours
de l’hiver, il aura des dossiers
particulièrement chauds à analyser.
- Le cas de Carey Price
- Le cas de PK Subban
- Trop d’attaquants aux salaires
astronomiques
prenant de l’âge
- Une défense à
rebâtir
- Et déjà 34 millions
engagés pour la
saison 2011-2012 et
destinés à 10 joueurs.
Je veux bien croire
que Gorges est un
leader, un joueur qui
se dévoue corps et
âme à la cause de son équipe, mais
il arrive parfois qu’un tel joueur se
retrouve dans un contexte qui ne
l’avantage pas du tout.
Au cours de la prochaine saison, on
verra si Raphael Diaz et Alexei Yemelin
sont des défenseurs pouvant rivaliser
avec les attaquants de la Ligue nationale.
Si tel est le cas, et surtout dans le cas de
Yemelin qui, dit-on, est avant tout un
défenseur à caractère défensif, un
défenseur qui ne déteste pas du tout le
jeu rude, ça va changer la donne dans le
cas de Gorges.
C’est sans doute pour cette raison que
Gauthier a préféré jouer la carte de la
prudence.
Mais Gorges ne perd rien. Il voit son
salaire passer de 1,1 à 2,5 millions $, ce
qui est fort impressionnant. Et si ça ne
fait pas l’affaire à Montréal, ça fera ailleurs.
Entre-temps, Gauthier se donne
encore quelques mois pour avoir une
meilleure évaluation des effectifs qui débarquent
au Centre Bell pour la première
fois.
CUNNEYWORTH ET LADOUCEUR
Sur son compte Twitter, Max
Pacioretty applaudit l’arrivée des deux
Randy, Cunneyworth et Ladouceur,
derrière le banc du Canadien.
L’ailier affirme que les deux hommes
ont largement contribué à sa progression,
l’an dernier, lors de son passage à
Hamilton. S’il en est ainsi, tant mieux.
Ce qu’on ne peut pas nier cependant,
c’est que Jacques Martin doit se sentir
encore plus en sécurité dans son poste
d’entraîneur-chef. Les deux Randy sont
des amis, donc ils ne chercheront
sûrement pas à compliquer l’existence de
l’entraîneur-chef. Le country-club
d’Ottawa n’a jamais été aussi solidement
représenté au Centre Bell. Pour les
partisans du Tricolore, ils ne peuvent
que souhaiter que les résultats attendus
se confirment plus rapidement qu’à
Ottawa, où de l’espoir, on est passé à la
reconstruction avec comme parcours une
présence en finale de la coupe Stanley,
mais l’équipe étant dirigée à ce
moment-là par Brian Murray…
EN MEILLEURE FORME
Bon, voilà qu’à Toronto, on soutient
que Tim Connolly s’entraîne comme il ne
l’a jamais fait auparavant. Il connaît les
enjeux, il sait qu’il aura un rôle de premier
plan à remplir avec les Maple Leafs,
qui lui ont consenti un contrat de
9 millions pour deux ans. Bravo. Mais
pendant toutes les années passées à
Buffalo, est-ce à dire que Connolly n’était
pas toujours au meilleur de sa forme, ou
encore est-ce à dire qu’il ne déployait pas
tous les efforts pour donner les résultats
escomptés ? À ce que je sache, les Sabres
ont démontré beaucoup de loyauté
envers Connolly, autant sur le plan
financier que sur le plan de sa situation.
Parce qu’il va maintenant endosser
l’uniforme des Leafs, il faut gravir
d’autres échelons. Et, Toronto, ce n’est
tout de même pas l’organisation qui peut
se vanter d’offrir des résultats convaincants
aux consommateurs. Depuis
combien d’années cette équipe a-t-elle été
exclue des séries éliminatoires ? Assez
pour placer les Leafs dans la troisième
catégorie des équipes du circuit, celle des
organisations médiocres.
La situation n’est pas très reluisante
pour l’ex-Canadien Mike Komisarek. Les
Leafs ont fait l’acquisition de quelques
défenseurs au cours de l’entre-saisons, ils
ont également l’intention d’attacher
Luke Schenn à leur organisation pour
plusieurs saisons.
Bref, où se situe Komisarek dans
l’organigramme des Leafs ? Sixième
défenseur ? Peut-être sept ? Toutefois, ça
ne change rien à son statut financier, à
moins que les Leafs, éventuellement,
parviennent à l’expédier dans une autre
ville.
Malheureusement pour les Leafs, le
projet Brian Burke n’a pas encore obtenu
l’approbation des propriétaires de la
ligue.
Burke aimerait que les équipes
puissent payer une partie du salaire
d’un joueur dont les services ne sont plus
requis, mais qui pourrait trouver
preneur ailleurs…
LE RÉFÉRENDUM
Je me rappelle une conversation avec un
chauffeur de taxi de Pittsburgh sur la
construction d’un stade pour les Pirates et
pour les Steelers. La population a-t-elle été
consultée? lui avais-je demandé.
«Oui, monsieur. Les deux motions ont
été battues par une majorité écrasante.»
Pourtant, les deux stades ont été bâtis
comme les deux stades dans l’autre ville de
la Pennsylvanie, Philadelphie. «Ici, Monsieur,
on vote, on pense avoir gagné notre
cause, mais la première chose qu’on aperçoit,
ce sont les grues mécaniques qui s’installent.
Consultation ou pas, les politiciens
n’en font qu’à leur tête.» Hum. Si je vous raconte
cette conversation avec le chauffeur
de taxi de Pittsburgh, c’est que dans une dizaine
de jours, les résidents du County deNassau, dans la grande région de Long Island,
seront appelés à se prononcer sur le
financement par les contribuables d’un
stade de baseball et d’un amphithéâtre
pour les Islanders. Une somme de 400 millions.
Lors d’un dernier sondage, 51% se
sont dits contre le projet, 36% se disent
d’accord. Puis, il y a les indécis. Donc, ça
n’augure pas tellement bien pour Charles
Wang. Le propriétaire des Islanders
évidemment brandit la menace de
déménager son équipe si jamais le projet ne
passe pas. On verra bien si les politiciens
de New York sont aussi têtus que ceux de la
Pennsylvanie…
LEUR TRAVAIL
Tout à fait en désaccord avec ceux qui
prétendent que les directeurs généraux
n’accomplissent pas leur travail adéquatement
en n’attaquant pas le marché des
joueurs autonomes avec restriction comme
ils le font pour le marché des joueurs autonomes
sans restriction. L’exemple qu’on
soulève, c’est le fait que Steven Stamkos
n’ait reçu aucune offre des autres formations
de la Ligue nationale avant, finalement,
d’en venir à une entente avec le
Lightning de Tampa Bay. Pourquoi faire
une offre à un athlète en sachant fort bien
que l’employeur du patineur égalera la proposition
de contrat? Il s’agit d’une perte de
temps et ça ne fait que soulever l’ire des directeurs
généraux, qui voient ainsi monter
en flèche la valeur des athlètes. Peut-on parler
alors de collusion? Non. On peut cependant
dire que c’est un règlement qui ne
convient ni aux joueurs ni aux
propriétaires.
Le temps passe et Zach Parise n’a toujours
pas signé de nouvelle entente avec les
Devils du New Jersey. Pas fort de la part de
Lou Lamoriello… Une remarque qu’on entend
de plus en plus: «Le Canadien a réalisé
un bon coup avec l’embauche de Erik
Cole, mais il a commis une erreur en laissant
Roman Hamrlik quitter l’organisation.
» Quelques joueurs affirment que
Hamrlik était un défenseur fiable, difficile
à contourner et toujours au bon endroit.
Sans doute, mais une organisation doit
aussi prendre des décisions, surtout quand
un athlète atteint 35 ans…
Une nouvelle importante, on a vendu
1000 abonnements saisonniers de plus
à Phoenix. Le problème, c’est qu’on ne
nous dit pas combien d’amateurs
détenaient des billets pour l’ensemble
de la saison l’an dernier.