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Yvon Pedneault

Gorges : bonne décision

Journal de Québec
Yvon Pedneault
25/07/2011 11h32 
Pierre Gauthier a pris la bonne décision.

Investir une somme importante pour les services d’un défenseur plutôt limité en attaque et possédant une moyenne de 21 minutes de temps de jeu par rencontre constituait un risque, d’autant plus que Josh Gorges n’a pas encore testé son genou, depuis la blessure subie le 27 décembre dernier.

Le défenseur a obtenu un contrat d’un an. Les deux clans évitent l’arbitrage, tout le monde reverra ses positions et les négociations se poursuivront au cours de la prochaine saison. Gorges est admissible au statut de joueur autonome sans restriction à partir du 1er juillet 2012.

Mais comme je le précisais, il y a quelques jours, Gauthier a peut-être complété son boulot pour le début du camp d'entraînement, mais, au cours de l’hiver, il aura des dossiers particulièrement chauds à analyser.
- Le cas de Carey Price
- Le cas de PK Subban
- Trop d’attaquants aux salaires astronomiques prenant de l’âge
- Une défense à rebâtir
- Et déjà 34 millions engagés pour la saison 2011-2012 et destinés à 10 joueurs.

Je veux bien croire que Gorges est un leader, un joueur qui se dévoue corps et âme à la cause de son équipe, mais il arrive parfois qu’un tel joueur se retrouve dans un contexte qui ne l’avantage pas du tout.

Au cours de la prochaine saison, on verra si Raphael Diaz et Alexei Yemelin sont des défenseurs pouvant rivaliser avec les attaquants de la Ligue nationale.

Si tel est le cas, et surtout dans le cas de Yemelin qui, dit-on, est avant tout un défenseur à caractère défensif, un défenseur qui ne déteste pas du tout le jeu rude, ça va changer la donne dans le cas de Gorges.

C’est sans doute pour cette raison que Gauthier a préféré jouer la carte de la prudence.

Mais Gorges ne perd rien. Il voit son salaire passer de 1,1 à 2,5 millions $, ce qui est fort impressionnant. Et si ça ne fait pas l’affaire à Montréal, ça fera ailleurs.

Entre-temps, Gauthier se donne encore quelques mois pour avoir une meilleure évaluation des effectifs qui débarquent au Centre Bell pour la première fois.

CUNNEYWORTH ET LADOUCEUR

Sur son compte Twitter, Max Pacioretty applaudit l’arrivée des deux Randy, Cunneyworth et Ladouceur, derrière le banc du Canadien.

L’ailier affirme que les deux hommes ont largement contribué à sa progression, l’an dernier, lors de son passage à Hamilton. S’il en est ainsi, tant mieux.

Ce qu’on ne peut pas nier cependant, c’est que Jacques Martin doit se sentir encore plus en sécurité dans son poste d’entraîneur-chef. Les deux Randy sont des amis, donc ils ne chercheront sûrement pas à compliquer l’existence de l’entraîneur-chef. Le country-club d’Ottawa n’a jamais été aussi solidement représenté au Centre Bell. Pour les partisans du Tricolore, ils ne peuvent que souhaiter que les résultats attendus se confirment plus rapidement qu’à Ottawa, où de l’espoir, on est passé à la reconstruction avec comme parcours une présence en finale de la coupe Stanley, mais l’équipe étant dirigée à ce moment-là par Brian Murray…

EN MEILLEURE FORME

Bon, voilà qu’à Toronto, on soutient que Tim Connolly s’entraîne comme il ne l’a jamais fait auparavant. Il connaît les enjeux, il sait qu’il aura un rôle de premier plan à remplir avec les Maple Leafs, qui lui ont consenti un contrat de 9 millions pour deux ans. Bravo. Mais pendant toutes les années passées à Buffalo, est-ce à dire que Connolly n’était pas toujours au meilleur de sa forme, ou encore est-ce à dire qu’il ne déployait pas tous les efforts pour donner les résultats escomptés ? À ce que je sache, les Sabres ont démontré beaucoup de loyauté envers Connolly, autant sur le plan financier que sur le plan de sa situation.

Parce qu’il va maintenant endosser l’uniforme des Leafs, il faut gravir d’autres échelons. Et, Toronto, ce n’est tout de même pas l’organisation qui peut se vanter d’offrir des résultats convaincants aux consommateurs. Depuis combien d’années cette équipe a-t-elle été exclue des séries éliminatoires ? Assez pour placer les Leafs dans la troisième catégorie des équipes du circuit, celle des organisations médiocres.

La situation n’est pas très reluisante pour l’ex-Canadien Mike Komisarek. Les Leafs ont fait l’acquisition de quelques défenseurs au cours de l’entre-saisons, ils ont également l’intention d’attacher Luke Schenn à leur organisation pour plusieurs saisons.

Bref, où se situe Komisarek dans l’organigramme des Leafs ? Sixième défenseur ? Peut-être sept ? Toutefois, ça ne change rien à son statut financier, à moins que les Leafs, éventuellement, parviennent à l’expédier dans une autre ville.

Malheureusement pour les Leafs, le projet Brian Burke n’a pas encore obtenu l’approbation des propriétaires de la ligue. Burke aimerait que les équipes puissent payer une partie du salaire d’un joueur dont les services ne sont plus requis, mais qui pourrait trouver preneur ailleurs…

LE RÉFÉRENDUM

Je me rappelle une conversation avec un chauffeur de taxi de Pittsburgh sur la construction d’un stade pour les Pirates et pour les Steelers. La population a-t-elle été consultée? lui avais-je demandé.

«Oui, monsieur. Les deux motions ont été battues par une majorité écrasante.» Pourtant, les deux stades ont été bâtis comme les deux stades dans l’autre ville de la Pennsylvanie, Philadelphie. «Ici, Monsieur, on vote, on pense avoir gagné notre cause, mais la première chose qu’on aperçoit, ce sont les grues mécaniques qui s’installent. Consultation ou pas, les politiciens n’en font qu’à leur tête.» Hum. Si je vous raconte cette conversation avec le chauffeur de taxi de Pittsburgh, c’est que dans une dizaine de jours, les résidents du County deNassau, dans la grande région de Long Island, seront appelés à se prononcer sur le financement par les contribuables d’un stade de baseball et d’un amphithéâtre pour les Islanders. Une somme de 400 millions.

Lors d’un dernier sondage, 51% se sont dits contre le projet, 36% se disent d’accord. Puis, il y a les indécis. Donc, ça n’augure pas tellement bien pour Charles Wang. Le propriétaire des Islanders évidemment brandit la menace de déménager son équipe si jamais le projet ne passe pas. On verra bien si les politiciens de New York sont aussi têtus que ceux de la Pennsylvanie…

LEUR TRAVAIL

Tout à fait en désaccord avec ceux qui prétendent que les directeurs généraux n’accomplissent pas leur travail adéquatement en n’attaquant pas le marché des joueurs autonomes avec restriction comme ils le font pour le marché des joueurs autonomes sans restriction. L’exemple qu’on soulève, c’est le fait que Steven Stamkos n’ait reçu aucune offre des autres formations de la Ligue nationale avant, finalement, d’en venir à une entente avec le Lightning de Tampa Bay. Pourquoi faire une offre à un athlète en sachant fort bien que l’employeur du patineur égalera la proposition de contrat? Il s’agit d’une perte de temps et ça ne fait que soulever l’ire des directeurs généraux, qui voient ainsi monter en flèche la valeur des athlètes. Peut-on parler alors de collusion? Non. On peut cependant dire que c’est un règlement qui ne convient ni aux joueurs ni aux propriétaires.

Le temps passe et Zach Parise n’a toujours pas signé de nouvelle entente avec les Devils du New Jersey. Pas fort de la part de Lou Lamoriello… Une remarque qu’on entend de plus en plus: «Le Canadien a réalisé un bon coup avec l’embauche de Erik Cole, mais il a commis une erreur en laissant Roman Hamrlik quitter l’organisation. » Quelques joueurs affirment que Hamrlik était un défenseur fiable, difficile à contourner et toujours au bon endroit.

Sans doute, mais une organisation doit aussi prendre des décisions, surtout quand un athlète atteint 35 ans…

Une nouvelle importante, on a vendu 1000 abonnements saisonniers de plus à Phoenix. Le problème, c’est qu’on ne nous dit pas combien d’amateurs détenaient des billets pour l’ensemble de la saison l’an dernier.



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