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Chronique

À Gomez de s’en sortir

Journal de Québec Yvon Pedneault
08/11/2010 03h20 
Chronique - À Gomez de s’en sortir
 


Bon, samedi soir, on a procédé à d’autres changements.

Scott Gomez avec Andreï Kostitsyn et Travis Moen. Puis, Tomas Plekanec avec Michaël Cammalleri et Brian Gionta.

Ça va être quoi, la prochaine expérience pour sortir deux joueurs dans le pétrin ? Surtout Gomez. Et, ce n’est pas parce qu’il a marqué un but, samedi, qu’on doit crier victoire dans le cas de Gionta. Il faut que ce soit beaucoup plus convaincant.

N’oublions pas non plus Cammalleri avec sa production de trois buts depuis le début de la saison et surtout les mauvaises pénalités qu’il écope, des pénalités d’indiscipline, des pénalités parfois rattachées à un effort mitigé, ça n’a rien de bien édifiant non plus.

Entre-temps, aucun point pour Gomez au cours des sept derniers matchs. Un but pour Gionta. Le Canadien vient de perdre quatre de ses cinq dernières rencontres et au cours des quatre derniers matchs : un total de cinq buts. Pendant que Jacques Martin cherche des solutions pour donner du punch à son attaque, c’est la confusion la plus complète. Plekanec est moins efficace. Kostitsyn également. L’attaque à cinq est nulle.

Trouver des solutions

C’est la tâche de l’entraîneur de trouver des solutions et on ne peut rien reprocher à Jacques Martin. Il multiplie les efforts pour aider Gomez. Il apporte des changements dans l’espoir que Gionta retrouve sa touche magique autour du filet.

L’entraîneur veut le meilleur pour ses athlètes.

Mais, il prend des risques et, actuellement, toutes les expériences tentées au cours des derniers jours viennent le hanter. Il a démantelé son meilleur trio, celui de Kostitsyn, Plekanec et Cammalleri. Il a créé deux trios qui, samedi soir, n’ont pas eu tellement d’impact autour du filet de Brian Elliott.

On a beau chercher à résoudre le problème, on a l’impression que l’entraîneur s’enfonce de plus en plus. On peut toujours donner le bénéfice du doute à Gionta, le capitaine fournit un effort. Sauf que Cammelleri et lui ont été embauchés pour guider l’attaque, pour inquiéter la défense ennemie, pour solliciter les gardiens.

Jusqu’ici, les résultats sont décevants.

Dans le cas de Gomez, c’est plus inquiétant. Parce que la solution, elle doit venir de Gomez lui-même.

Qu’on s’arrête sur les statistiques ou encore sur le style de jeu que prône l’athlète, Gomez doit maintenant se prendre en mains. Ce n’est pas un marqueur de 40 buts, pas même un marqueur de 30 buts. C’est un fabricant de jeux. C’est un joueur qui doit exploiter sa rapidité, qui doit être la locomotive de son trio.

Des ailiers

Son pilote lui a fourni plusieurs ailiers avec des styles différents. Ça n’a pas fonctionné. On a modifié les trios, ça n’a pas fonctionné. L’attaque est présentement en panne et Gomez ne parvient pas à se démarquer.

Comme je l’ai précisé, le salaire n’a rien à voir avec les résultats. Gomez, de toute façon, n’a jamais eu le statut d’un joueur tout étoile et si des propriétaires lui ont consenti le salaire d’un joueur tout étoile, c’est qu’ils manquaient carrément de vision et que leur jugement a été influencé par une crampe au cerveau.

Par conséquent, Jacques Martin doit cesser les expériences. Il doit revenir à la base et si Gomez ne rentre pas dans les rangs, c’est-à-dire s’il ne confirme pas qu’il appartient au groupe des six meilleurs attaquants de l’équipe, l’entraîneur devra alors intervenir.

Pour le moment, Gomez doit faire ce qu’il fait habituellement.

Il doit défier les défenseurs, foncer en ligne droite, les obliger à jouer sur les talons. Il doit faire preuve de créativité, sa principale qualité jadis. Il doit offrir de l’espace de manoeuvre à ses coéquipiers et non attendre que ses coéquipiers lui procurent de l’espace sur la surface de jeu.

Son rôle, c’est de semer l’inquiétude chez l’adversaire. C’est de redevenir comme il l’a déjà été, un joueur imprévisible pour la défense adverse.

Présentement, il est un joueur prévisible. On sait ce qu’il va faire. On n’a qu’à l’entraîner le long de la rampe et c’est terminé.



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