Bon, samedi soir, on a procédé
à d’autres changements.
Scott Gomez avec Andreï Kostitsyn et
Travis Moen. Puis, Tomas Plekanec avec
Michaël Cammalleri et Brian Gionta.
Ça va être quoi, la prochaine expérience
pour sortir deux joueurs dans le
pétrin ? Surtout Gomez. Et, ce n’est pas
parce qu’il a marqué un but, samedi,
qu’on doit crier victoire dans le cas de
Gionta. Il faut que ce soit beaucoup plus
convaincant.
N’oublions pas non plus Cammalleri
avec sa production de trois buts depuis le
début de la saison et surtout les mauvaises
pénalités qu’il écope, des pénalités
d’indiscipline, des pénalités parfois rattachées
à un effort mitigé, ça n’a rien de bien édifiant non plus.
Entre-temps, aucun
point pour
Gomez au cours des
sept derniers
matchs. Un but pour
Gionta. Le Canadien
vient de perdre quatre
de ses cinq dernières
rencontres et
au cours des quatre
derniers matchs : un
total de cinq buts.
Pendant que Jacques Martin cherche
des solutions pour donner du punch à son
attaque, c’est la confusion la plus complète.
Plekanec est moins efficace. Kostitsyn
également. L’attaque à cinq est nulle.
Trouver des solutions
C’est la tâche de l’entraîneur de trouver
des solutions et on ne peut rien reprocher
à Jacques Martin. Il multiplie les efforts
pour aider Gomez. Il apporte des
changements dans l’espoir que Gionta retrouve
sa touche magique autour du filet.
L’entraîneur veut le meilleur pour ses
athlètes.
Mais, il prend des risques et, actuellement,
toutes les expériences tentées au
cours des derniers jours viennent le hanter.
Il a démantelé son meilleur trio, celui
de Kostitsyn, Plekanec et Cammalleri. Il a
créé deux trios qui, samedi soir, n’ont pas
eu tellement d’impact autour du filet de
Brian Elliott.
On a beau chercher à résoudre le problème,
on a l’impression que l’entraîneur
s’enfonce de plus en plus. On peut toujours
donner le bénéfice du doute à Gionta, le
capitaine fournit un effort. Sauf que Cammelleri
et lui ont été embauchés pour guider
l’attaque, pour inquiéter la défense ennemie,
pour solliciter les gardiens.
Jusqu’ici, les résultats sont décevants.
Dans le cas de Gomez, c’est plus inquiétant.
Parce que la solution, elle doit venir
de Gomez lui-même.
Qu’on s’arrête sur les statistiques ou
encore sur le style de jeu que prône
l’athlète, Gomez doit maintenant se prendre
en mains. Ce n’est pas un marqueur
de 40 buts, pas même un marqueur de 30
buts. C’est un fabricant de jeux. C’est un
joueur qui doit exploiter sa rapidité, qui
doit être la locomotive de son trio.
Des ailiers
Son pilote lui a fourni plusieurs ailiers
avec des styles différents. Ça n’a pas fonctionné.
On a modifié les trios, ça n’a pas
fonctionné. L’attaque est présentement
en panne et Gomez ne parvient pas à se
démarquer.
Comme je l’ai précisé, le salaire n’a
rien à voir avec les résultats. Gomez, de
toute façon, n’a jamais eu le statut d’un
joueur tout étoile et si des propriétaires
lui ont consenti le salaire d’un joueur tout
étoile, c’est qu’ils manquaient carrément
de vision et que leur jugement a été influencé
par une crampe au cerveau.
Par conséquent, Jacques Martin doit
cesser les expériences. Il doit revenir à la
base et si Gomez ne rentre pas dans les
rangs, c’est-à-dire s’il ne confirme pas
qu’il appartient au groupe des six meilleurs
attaquants de l’équipe, l’entraîneur
devra alors intervenir.
Pour le moment, Gomez doit faire ce
qu’il fait habituellement.
Il doit défier les défenseurs, foncer en
ligne droite, les obliger à jouer sur les talons.
Il doit faire preuve de créativité, sa
principale qualité jadis. Il doit offrir de
l’espace de manoeuvre à ses coéquipiers et
non attendre que ses coéquipiers lui procurent
de l’espace sur la surface de jeu.
Son rôle, c’est de semer l’inquiétude
chez l’adversaire. C’est de redevenir
comme il l’a déjà été, un joueur imprévisible
pour la défense adverse.
Présentement, il est un joueur prévisible.
On sait ce qu’il va faire. On n’a qu’à
l’entraîner le long de la rampe et c’est
terminé.