Membres Canoe.ca

Chronique

Un bilan prometteur

Journal de Québec Yvon Pedneault
01/11/2010 00h00 
Chronique - Un bilan prometteur
 


MONTRÉAL - La première séquence de 10 matchs fournit l’occasion de porter un jugement encore plus poussé sur l’identité d’une équipe. Le prochain segment de 10 parties donnera aux penseurs du Centre Bell une meilleure évaluation des effectifs.

Pourvu, bien entendu, que Jacques Martin utilise Andrei Markov dans une situation à cinq contre trois. Mais, ça, c’est une autre histoire.

Ce premier segment du calendrier s’annonce prometteur, pourvu que les Canadiens évitent, pendant la saison, les visites à l’infirmerie et présentent la même intensité affichée lors du premier mois de la saison.

Ce premier segment que plusieurs appréhendaient en vertu du contexte dans lequel s’amenait Carey Price aura finalement permis d’effacer quelques interrogations. Price a été à la hauteur. Dans son cas, on ne doit pas s’arrêter uniquement sur les statistiques pour illustrer le boulot effectué par le jeune homme, mais bien sur son comportement et aussi, sur sa réaction devant l’adversité.

Price avait tout à perdre au cours du premier mois de la saison. Il a réussi à surmonter les obstacles et surtout, ses performances ont donné une chance à sa formation de gagner des matchs.

Parfois, l’important n’est pas toujours le nombre de buts que vous allouez, mais bien les tirs que vous repoussez à des moments stratégiques. C'est l’arrêt du bout de la jambière alors que l’adversaire tente de niveler la marque ou encore cherche à se donner un écart plus important au tableau d’affichage.

Price a répondu à la confiance que lui ont témoignée ses coéquipiers dès le début de la saison.

Et, parallèlement aux performances de Price, Tomas Plekanec a confirmé que les Canadiens avaient pris une bonne décision en versant 5 millions $ par saison pour garder le joueur de la République tchèque dans l’organisation. La façon choisie par Pierre Gauthier pour en arriver à un accord avec Plekanec soulèvera toujours les interrogations ou encore les inquiétudes – le départ de Jaroslav Halak a permis aux Canadiens de garder Plekanec et de faire l’équation avec le plafond salarial –, mais jusqu’ici, le directeur général a gagné son pari. Plekanec s’affirme comme le meilleur attaquant de l’organisation par sa production, mais et surtout par sa polyvalence, offrant ainsi à son entraîneur plusieurs options.

Une autre question a obtenu réponse. Enfin, dans une certaine mesure. Andrei Kostitsyn et Benoit Pouliot pourront-ils répondre aux attentes et demeurer dans le groupe des six meilleurs attaquants?

Kostitsyn a répondu.

Pouliot? A-t-on été suffisamment patient avec lui? Pas vraiment.

Est-ce l’éclosion de Kostitsyn? Va-t-il joindre les rangs de tous les patineurs sélectionnés après lui en 2003 et atteindre les mêmes standards établis par ces joueurs? En tous les cas, les premiers matchs ont de quoi encourager les membres de l’organisation. Comme Price, c’est au niveau de l’attitude que Kostitsyn a gagné beaucoup de points. Il s’implique, il joue son rôle aux côtés de Michael Cammalleri et Plekanec. Il va dans la lourde circulation et il n’hésite pas à appliquer une bonne mise en échec quand l’occasion se présente.

Dans le cas de Pouliot, on ne sait jamais quel athlète se présentera pour un match:

1 - Celui dont on vantait le talent lors de sa sélection par le Wild du Minnesota?

2 - Celui qui a raté son coup avec le Wild?

3 - Celui qui avait étonné tout le monde à son arrivée à Montréal?

4 - Celui de la fin de la saison ou encore des séries éliminatoires, c’est-à-dire, la version sportive de l’homme invisible?

5 - Le joueur qui, au cours des 10 premiers matchs, a montré des signes d’un athlète impliqué, prenant des décisions, ou encore les signes d’un patineur manquant nettement de concentration?

Entre-temps, Jeff Halpern s’avère une belle acquisition, l’un des meilleurs joueurs de centre au niveau des mises en jeu de la Ligue nationale. Les employés de soutien, dans l’ensemble, ont faire leur boulot. Ils ont assumé leurs responsabilités.

Outre Price et Plekanec, ce premier segment de 10 matchs appartient également à P.K. Subban. Il apporte de l’énergie à une équipe. Il est flamboyant sur la surface de jeu. Il va commettre des erreurs, mais qu’on ne lui enlève surtout pas ce qu’il fait de mieux. Il est un joueur téméraire, c’est vrai, mais il possède le talent pour se sortir d’impasse.

Pendant l’absence de Markov, il a accompli avec grande distinction les missions qu’on lui a confiées. Peut-être que l’attaque à cinq n’a pas fonctionné comme souhaité, mais peut-on regarder du côté des contre-performances de Scott Gomez et Brian Gionta pour expliquer en partie les problèmes des Canadiens alors qu’ils composent avec un ou deux joueurs en plus?

J’imagine que vous auriez fait la grimace devant autant d’optimisme si on vous avait mentionné que le Tricolore présenterait un bilan de 7-3-1 au mois d’octobre avec les interrogations suivantes:

Carey Price saura-t-il faire oublier Jaroslav Halak?

Comment se comporteront les Canadiens sans Andrei Markov et aussi Roman Hamrlik?

Andrei Kostitsyn répondra-t-il aux attentes? Qui est le vrai Benoit Pouliot?

Price, Plekanec, Kostitsyn, Subban et les employés de soutien ont répondu aux interrogations. Il y a eu des déceptions. Gomez et Gionta. Et surtout Jaroslav Spacek.

Au niveau des résultats, ça ne s’est pas trop fait sentir. À eux maintenant de joindre le groupe.



[an error occurred while processing this directive]
  DANS LE SPORT
[an error occurred while processing this directive]
Dossiers
[an error occurred while processing this directive]