Habituellement, quand on remplace un intervenant occupant un poste aussi important que celui de directeur général d'une formation de la Ligue nationale, on se pose souvent la question: quel héritage laisse-t-on au nouveau venu?
Dans le cas de Pierre Gauthier, lui laisse-t-on vraiment un héritage?
En fait, Gauthier a été aux côtés de Bob Gainey au cours des quatre dernières années dans le rôle d'adjoint au directeur général. Il a donc joué un rôle important dans toutes les décisions prises par Gainey au cours de son règne à Montréal.
Cette équipe est aussi la sienne.
Dans les propos qu'il tenait, hier après-midi, il parlait déjà comme si cette équipe était aussi celle qu'il avait modifiée avec Gainey. Il parlait des 11 nouveaux joueurs qui se sont greffés au Canadien affirmant aussi qu'il allait poursuivre dans la même direction.
Mais justement, dans quelle direction se dirige cette concession qui n'a presque plus de joueurs francophones sur la surface de jeu?
PAS DE REMOUS
On ne peut pas dire que le changement de régime provoquera beaucoup de remous. Sans dire que les deux hommes ont la même personnalité et qu'ils ont passablement la même philosophie au niveau de l'organisation.
Gauthier s'est déjà prononcé au sujet de Tomas Plekanec, annonçant qu'il avait discuté avec l'agent Rick Curran. Il a donné à entendre que le Canadien songeait à terminer la saison avec deux jeunes gardiens donnant à l'équipe une chance de gagner à chaque match. Il a défendu les décisions prises au cours des derniers mois en parlant des blessures et en reconnaissant qu'on ne savait pas exactement jusqu'où cette équipe peut aller.
Celui qui remplace Bob Gainey a largement contribué aux changements apportés au cours de l'été. Je l'écoutais, hier après-midi, lorsqu'il parlait de l'équipe, il employait souvent «nous avons...». L'homme qui remplace Bob Gainey a sa large part de responsabilités dans ce que je considère un constat d'échec vis-à-vis les promesses faites aux partisans de l'équipe.