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La chronique d'Yvon Pedneault

Gerber ou Emery ?

Yvon Pednault
Le Journal de Québec
19/10/2007 06h30 
L'agent du gardien Martin Gerber, Gilles Lupien, affirme toujours que rien n'a changé. Le clan Gerber a demandé un échange aux Sénateurs d'Ottawa à la fin de la série finale, en juin dernier, et demeure sur ses positions.

Cependant, il y a toujours une porte ouverte, celle où les Sénateurs, qui ont consenti un contrat de trois ans à Ray Emery, modifient les options et si, éventuellement, c'était Emery qui se retrouvait sur le marché.

Pour l'instant, Brian Murray n'est aucunement dérangé par le fait de consacrer près de sept millions de dollars en salaires aux deux gardiens. C'est beaucoup d'argent pour une seule position.

Gerber, qui affrontait le Canadien hier soir, a été le meilleur joueur des Sénateurs depuis le début de la saison. Il a été brillant dans tous les matchs qu'il a disputés et est en train de faire oublier la saison de misère qu'il a vécue l'an dernier.

Et Murray est mort de rire. Les Sénateurs représentent la meilleure formation de l'Association de l'Est et on prévoit déjà qu'il y aura du hockey en juin dans la capitale fédérale.

Par conséquent, Murray n'a pas à précipiter les événements. Il va chercher à renouveler l'entente de Jason Spezza sans que cela affecte le plafond salarial de l'équipe, puisque le nouveau contrat entrerait en vigueur l'an prochain.

Il se retrouve donc dans une situation enviable. Il y a quelques semaines, personne ne démontrait de l'intérêt pour Gerber. Or, si le gardien suisse continue sur sa lancée, il est évident que Murray profitera des succès de Gerber pour faire monter les enchères.

Au cours d'un entretien avec le directeur général des Sénateurs hier à l'entraînement, il ne cachait pas que, pour l'instant, il est en mode d'attente, mais qu'à partir de janvier, il cherchera à dénicher un autre attaquant de premier plan, et Gerber pourrait servir d'appât.

À moins que ce ne soit Emery...

Atlanta: Qui est le vrai coupable?

Au moins, Don Waddell aura l'occasion de mieux réaliser dans quel marasme il a placé son organisation. Parce que l'entraîneur Bob Hartley a payé la note pour les erreurs et le manque de jugement de son directeur général.

Après avoir gaspillé des choix de repêchage pour les services de Keith Tkachuk, qui a passé trois mois à Atlanta, Waddell, au cours de l'entre-saison, a perdu trois défenseurs d'expérience. Pis encore, il ne les a pas remplacés.

Il s'est contenté d'embaucher Todd White, autrefois avec le Wild du Minnesota, pour en faire le centre numéro un de l'organisation. Imaginez, Todd White!

Pendant ce temps, Éric Bélanger, qui se plaisait à Atlanta et qui avait fait un travail sans bavure, a pris la place de White au Minnesota dans le rôle de troisième joueur de centre.

Vous voyez pourquoi le Wild représente une organisation de premier plan et pourquoi les Thrashers ne vont absolument nulle part. Waddell blâme son entraîneur. Il disait, dans son point de presse, qu'il fallait apporter un changement immédiat parce que l'équipe ne jouait pas à la hauteur des attentes. C'est vrai.

Cependant, Hartley a dû composer avec une formation qui a une défense de la Ligue américaine, avec un Marian Hossa à l'infirmerie pour deux matchs et avec Ilya Kovalchuk qui n'est pas très heureux parce qu'on ne lui donne pas l'encadrement qu'il recherche.

Le directeur général des Thrashers laisse traîner le dossier Hossa pendant qu'à Ottawa, le joueur échangé contre le Slovaque, Dany Heatley, est lié aux Sénateurs pour six ans.

Hossa n'est pas heureux du tout et pourrait bien se retrouver sur le marché des joueurs autonomes sans compensation. Pourrait-on le blâmer de vouloir quitter une organisation n'ayant aucune vision ni aucune profondeur ?

La débandade des Thrashers est-elle vraiment le résultat du mauvais travail de l'entraîneur ou encore du manque de jugement du directeur général?

On peut reprocher à Hartley d'avoir ébranlé la confiance de son jeune gardien Kari Lehtonen, le printemps dernier, pendant les séries éliminatoires. Le gardien a amorcé la saison avec le moral dans les talons. Mais, pour le reste, c'est Waddell qui est le coupable...




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