INCONTOURNABLES

Billets Internet Bromont
Diagnostic résidentiel
Défi J’arrête, j’y gagne !
NAPA AUTOPRO entretien
NASCAR: Voyage à gagner
Soumission belairdirect
PUB

Membres Canoe.ca

Chronique

Déménager les Coyotes : la seule solution logique


Albert Ladouceur
27/01/2012 00h49 
Chronique - Déménager les Coyotes : la seule solution logique
Albert Ladouceur 
© Agence QMI


Il n'existe qu'une façon de régler l'épineux problème des Coyotes de Phoenix et la solution passe par le transfert de l'équipe.

Rien n'a évolué depuis que la LNH a acheté la faillite des Coyotes. Depuis deux ans, en partenariat avec les 29 propriétaires,la ligue administre cette organisation moribonde. Ça grogne dans les coulisses. Les propriétaires en ont assez de financer une rivale alors qu'ils jonglent avec leurs budgets.

Le commissaire Gary Bettman s'entête à garder une équipe dans le désert qui évolue devant des gradins vides. Le message se voulait pourtant clair lorsque les Coyotes n'ont pu bâtir sur les succès de foule qu'ils ont obtenus dans les séries éliminatoires. La saison suivante, l'engouement s'évaporait de nouveau.

Bettman s'entête à chercher un investisseur qui laissera l'équipe en Arizona. Il veut prouver qu'il a raison au détriment de son produit. Jusqu'à maintenant, toutes les négociations entreprises par la LNH ont débouché dans un culde- sac.

Ni Matthew Hulsizer, ni Jerry Reinsdorf, les acheteurs potentiels les plus connus, n'ont réussi à conclure une entente. Bill Daly, le bras droit de Bettman, prétend toujours que des groupes de l'Arizona démontrent de l'intérêt. Il ramène sur le plateau Greg Jamison, un ancien dirigeant des Sharks de San Jose, et John Kaites, un lobbyiste de l'Arizona.

Mais les véritables acheteurs se trouvent à Québec ou dans des villes dont on entend peu parler.

Irritation chez la mairesse

Bettman perd des appuis à Glendale. La mairesse Elain Scruggs en a assez du comportement de Bettman; elle se voulait sa plus précieuse alliée. La politicienne estime que le commissaire exige un prix astronomique pour les Coyotes qui ne reflète pas le marché actuel. La vente des Blues de Saint-Louis (130 millions $ ) a été la goutte qui a fait déborder le vase.

Bettman exige plus ou moins 170 millions pour les Coyotes. Dans son dernier classement, le magazine Forbes évaluait la franchise à 36 millions, ce qui représente la valeur de l'équipe dans son environnement actuel.

Cette somme ne pourrait pas s'avérer le prix à payer. Si tel était le cas, Pierre Karl Péladeau n'aurait qu'à fouiller dans sa poche arrière.

« La vente de l'équipe ne relève pas de notre compétence, mais de celle de la LNH, a commenté Mme Scruggs au quotidien Arizona Republic. Nous ne sommes pas en contrôle de la situation et, honnêtement, j'en ai assez que la ville de Glendale soit accusée pour son incapacité à mener le dossier de la vente à bon port. »

La mairesse ajoute que la LNH doit se réjouir en voyant les médias mettre le blâme sur la ville, ce qui détourne l'attention sur « le fait qu'elle n'accomplit pas son travail de vendeur. »

Des appuis perdus

La LNH se trouve dans une situation particulière qui l'avantage. Elle occupe le Jobing.com Arena, un amphithéâtre municipal, qui perdrait davantage d'argent si les Coyotes partaient en laissant 41 journées sans activité. La Ville de Glendale a investi 50 millions au cours des deux dernières saisons pour maintenir les opérations au Jobing.com Arena. Elle versera un autre 25 millions si les Coyotes débutent la saison 2012-2013 en Arizona.

Cette perspective déplaît à plusieurs élus du Conseil municipal. Glendale supporte une dette de 1,1 milliard dont 40 % découle des sites d'entraînement des équipes de baseball, de l'amphithéâtre et du Centre de congrès. Des conseillers réclament des projets à long terme et non à court terme qui permettront d'éponger cette dette.



  DANS LE SPORT
Ligue américaine de hockey
Hockey | LNH
Dossiers