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Diabète de grossesse: des probotiques pour prévenir le risque

Diabète de grossesse: des probotiques pour prévenir le risque

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La prise de probiotiques pendant la grossesse prévient le risque de diabète gestationnel chez 2/3 des femmes, selon une étude néozélandaise, publiée dans le British Journal of Nutrition.  

Des chercheurs de l'université d'Otago et de Wellington en Nouvelle-Zélande ont étudié l'impact d'un probiotique, le lactobacillus rhamnosus HN001, utilisé pour faire des produits laitiers fermentés comme le yaourt, sur le risque de diabète gestationnel pendant la grossesse.

Cette pathologie, caractérisée par une intolérance aux glucides, c'est-à-dire un trouble de la régulation du glucose (glycémie) causant un excès de sucre dans le sang, concerne entre 2 à 6 % des femmes françaises et 10 % aux États-Unis, entrainant des risques pour la mère et l'enfant (poids et croissance excessifs).

Pour les besoins de cette étude, 194 femmes ont pris ce type de probiotique sous forme de gélules en début de grossesse tandis que 200 patientes se sont vues donner un placebo. Le diabète gestationnel a été évalué entre la 24e et la 30e semaine de grossesse.

D'après les résultats, 6,5 % des femmes qui ont pris le placebo ont contracté un diabète gestationnel, contre 2,1 % des futures mères qui ont pris le probiotique, soit 68 % de femmes en moins.

«Nous avons constaté que les effets protecteurs étaient plus importants chez les femmes enceintes les plus âgées et chez celles qui ont déjà fait du diabète gestationnel», explique le Dr Crane.

Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que le probiotique, en interagissant avec le microbiote, influençait le taux de glucose des femmes enceintes, en l'abaissant de manière significative.

Le lactobacillus rhamnosus HN001 pourrait donc s'avérer très intéressant pour prévenir plus largement le diabète et freiner la progression du pré-diabète chez les adultes à risque. Des études plus poussées testeront son efficacité dans ces domaines.

Les probiotiques, ces compléments alimentaires à base de micro-organismes, appelés «bonnes bactéries», sont naturellement présents dans les yaourts ou le lait fermenté, mais également dans le kéfir (boisson issue de la fermentation du lait ou de jus de fruits sucrés), la choucroute ou les olives.

Ces travaux ont été publiés dans le British Nutrition Journal



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