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Cuisiner soi-même ses repas: une protection contre l'obésité

Cuisiner soi-même ses repas: une protection contre l'obésité

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Faire la cuisine chez soi et éteindre la télévision pendant les repas pourrait permettre de lutter contre l'obésité, selon une nouvelle étude américaine. 

Cette nouvelle étude, menée par l'université d'État d'Ohio, s'est penchée sur 12 842 participants ayant déclaré avoir mangé au moins un repas en famille au cours de la semaine précédant leur entretien avec les chercheurs.

Un tiers des participants à l'étude étaient obèses, selon les données de taille et de poids qu'ils avaient déclarées en remplissant le questionnaire de l'étude. Le seuil d'obésité était équivalent à un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30.

Après avoir pris en compte d'autres facteurs, comme le fait de travailler ou non, le statut matrimonial, l'origine ethnique, le niveau d'éducation et l'âge, les chercheurs ont constaté que les adultes qui déclaraient ne jamais regarder la télévision ou une vidéo durant les repas de famille connaissaient un risque d'obésité bien moins important que ceux qui regardaient systématiquement la télévision pendant les repas. 

Environ un tiers des participants avaient rapporté regarder la télévision ou des vidéos la plupart du temps pendant les repas ; à l'inverse, 36 % avaient déclaré ne rien regarder. 

Cuisiner 

Les personnes se faisant la cuisine elles-mêmes couraient également moins de risque d'obésité que les autres.

Plus de la moitié des participants à l'étude avaient déclaré se faire la cuisine la plupart du temps, 35 % quelques jours par semaine et 13 % encore moins souvent ; toutefois, la fréquence des repas cuisinés soi-même ne jouait pas un grand rôle sur le risque d'obésité.

L'étude a également permis de découvrir que le risque le plus faible concernait les adultes associant les deux modes de consommation (se faire la cuisine et manger sans regarder la télé ou une vidéo) à chaque repas de famille.

Commentant ces résultats, Rachel Tumin, responsable de l'étude, déclare: «La fréquence des repas de famille n'est sans doute pas la chose la plus importante. Ce qu'on fait pendant ces repas a davantage d'importance.»

«Cela met en lumière l'importance de conserver un regard critique sur la manière de manger lors de ces repas, et de savoir notamment s'il est possible d'éteindre la télévision ou de faire la cuisine soi-même.»

Elle souligne que même si la fréquence des repas pris en famille n'a pas d'impact sur le risque d'obésité, ces repas procurent d'autres avantages, par exemple sur le plan de la santé émotionnelle et sociale.

Les résultats de l'étude sont publiés (en anglais) sur le site du Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics



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