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Taxer les boissons sucrées pour une meilleure santé?

Taxer les boissons sucrées pour une meilleure santé?

Les boissons sucrées contribuent largement à l'épidémie d'obésité, selon l'OMS.Photo AFP

Le Regroupement pour un Québec en santé (RQS) exige l'implantation d'une taxe sur les boissons sucrées et une hausse de celles sur le tabac pour prévenir les problèmes de santé dans la province.

Cette coalition, qui compte sur l'appui de près de 100 organisations dont la Fédération de l'âge d'or du Québec, Équiterre, Le Grand défi Pierre Lavoie, Moisson Montréal et Vélo Québec, estime que «70 % du coût des cigarettes et 20 % du coût des boissons sucrées devraient être constitués de taxes», comme le préconise l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«En appliquant ces recommandations, le gouvernement pourrait disposer d'une somme de 2,6 milliards $ sur cinq ans. Il aurait donc toute la marge de manœuvre nécessaire pour mettre en œuvre une stratégie efficace et soutenue par la population du Québec», a mentionné Sylvie Bernier, la championne olympique et ambassadrice des saines habitudes de vie et membre de l'exécutif du RQS, dans un communiqué publié mardi.

L'organisation veut des investissements dans les infrastructures pour faciliter un mode de vie actif, comme des fontaines d'eau dans les parcs, l'élargissement des trottoirs et l'ajout d'équipements pour la pratique de loisirs. Le RQS croit également que l'amélioration des saines habitudes de vie passe par les écoles qui devraient offrir de meilleurs aliments, avec moins de sucre.

Elle compte aussi sur les taxes pour décourager la consommation de produits nocifs pour la santé comme les boissons sucrées.

«Selon l'OMS, les boissons sucrées contribuent largement à l'épidémie actuelle d'obésité. La consommation d'une boisson sucrée par jour augmente le risque d'obésité de 60 % chez les enfants et de 27 % chez les adultes. Une taxe sur les boissons sucrées est une mesure de plus en plus documentée par la science comme étant efficace pour réduire la consommation», a souligné le cardiologue Martin Juneau, directeur de la prévention à l'Institut de cardiologie de Montréal et membre du comité exécutif du RQS.

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