Antoine Aubert
Canoë

Cancer et aliments: les mauvaises habitudes demeurent

Des aliments anti-cancer à privilégier

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Antoine Aubert

Quelques modifications du mode de vie permettraient aux Québécois de réduire considérablement le risque de développer un cancer durant leur vie, explique le Dr. Richard Béliveau dans la nouvelle édition de son livre Les aliments contre le cancer.

À en croire Richard Béliveau et Denis Gingras, auteurs de l'ouvrage dont la deuxième édition est sortie en ce début d'année, quelque dix ans après la première, la recherche a fait d'importantes découvertes sur le cancer depuis 2005. «Alors qu'on a longtemps perçu le cancer comme une maladie foudroyante qui apparaît du jour au lendemain, on sait maintenant qu'il s'agit plutôt d'une maladie chronique», peut-on lire dans l'avant-propos.

En d'autres termes, rien ne serait inévitable. L'hérédité a peu d'incidences, il est possible de réduire les risques de développer un cancer au cours de son existence si l'on accepte de changer ses habitudes de vie. En consommant certains produits (des légumes et des fruits) et en délaissant d'autres (les produits industriels), «on crée un climat favorable. Nous sommes tous porteurs de tumeurs à cause du développement cellulaire pendant l'adolescence, mais le mode de vie va permettre d'accélérer ou retarder leur apparition». Au final, le but est de repousser assez longtemps l'échéance pour qu'on meure avant que le mal apparaisse.

«On est dans le plaisir»

Le message appelant à manger plus de fruits et légumes n'est pas nouveau mais les Québécois tardent à l'adopter, comme ailleurs au Canada et dans les autres pays occidentaux. «Des gens changent, mais c'est long. On a mis 60 ans pour passer de 50 % à 20 % de fumeurs au Canada. Il faut être patient», explique Richard Béliveau en entrevue.

Ce dernier rappelle que «50 à 75 % des Québécois sont en surpoids», un problème qui accentue les risques de cancer, sans parler d'autres maladies : «On s'en va vers une épidémie de diabète de type-2 dans les pays occidentaux».

D'où l'important de bien se nourrir et de connaître les aliments qui nous font du bien. L'ouvrage co-écrit avec Denis Gingras détaille les bienfaits de différents légumes, fruits et autres végétaux. Ainsi, l'ail, le soja, les petits fruits, les poissons gras, la tomate ou les agrumes sont mis de l'avant.

Attention, «chaque classe d'aliments n'est active que dans certains cancers spécifiques», précisent les auteurs. Les légumes crucifères sont bons pour la vessie, les poumons ou la prostate; les légumes verts pour le pancréas; les pommes et les poires pour la tête et le cou.
Bien que le livre soit bien construit et écrit pour le grand public, les informations sont nombreuses sur les différents bienfaits des produits. Comment traduire cela concrètement dans l'assiette? En regardant ce qu'on fait ailleurs dans le monde, notamment là où les cas de cancers sont les moins nombreux.

Richard Béliveau cite en exemple les plats méditerranéens, indiens ou asiatiques. «Le couscous, c'est l'exemple parfait. Il y a un peu de viande et beaucoup de légumes, indique-t-il. Et c'est délicieux, on est dans le plaisir.»

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