RelaxNews

Cancer: croustilles et frites sur la sellette

Cancer: croustilles et frites sur la sellette

L'acrylamide, une substance chimique, est en cause.Photo RelaxNews

Croustilles, biscuits salés d'apéritif ou frites sont autant d'aliments, qui, une fois frits lors de la cuisson, contiendraient une substance chimique susceptible d'accroitre les risques de cancer, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

Cette dernière a publié un communiqué le 4 juin après avoir rendu un avis scientifique sur l'acrylamide dans les aliments.

«L'acrylamide est une substance chimique qui se forme naturellement dans les aliments riches en amidon au cours des processus de cuisson à haute température au quotidien (friture, cuisson au four, rôtissage et transformation industrielle à + 120°).»

Elle est présente dans «un large éventail d'aliments consommés au quotidien», note l'EFSA, dont certains produits frits comme les chips, frites, pommes de terre, biscuits salés industriels ou le pain.

Biscottes et biscuits sont aussi, pour les enfants en bas âge et nourrissons, la source la plus importante d'acrylamide.

Après avoir été ingérée, cette substance est absorbée par le tractus gastro-intestinal (une voie de passage allant des lèvres à l'anus et qui est chargée du transport et de la digestion des aliments), distribuée à tous les organes, puis métabolisée.

En résulte le glyciamide (une substance cancérigène) qui serait responsbale de mutations génétiques et de tumeurs observées chez l'animal par l'équipe scientifique de l'EFSA.

Cette équipe, en se penchant sur le sujet, a observé l'éventualité d'un risque cancérigène, ainsi que des effets sur «le système nerveux, le développement pré et post natal, ainsi que sur le système reproducteur masculin».

«Ces essais n'ont pas été considérés comme préoccupants aux niveaux actuels d'exposition alimentaire», nuance l'instance.

Les enfants, qui, pour la plupart, consomment beaucoup de ces produits frits à base de pomme de terre, sont toutefois «le groupe d'âge le plus exposé, proportionnellement à leur poids corporel», note l'EFSA.

Pour lutter contre ces risques, l'instance conseille aux gouvernements des pays de l'Union européenne de «considérer les mesures possibles pour réduire encore l'exposition des consommateurs à l'acrylamide dans les aliments». Ce pourrait être notamment des conseils sur les habitudes alimentaires et les modes de cuisson à la maison, ou encore «les contrôles au niveau de la production alimentaire commerciale».

Dans un forum de questions à l'usage des consommateurs, l'EFSA indique qu'une organisation européenne de l'industrie agro-alimentaire intitulée «FoodDrinkEurope» a développé une boite à outils pour expliquer les moyens de diminuer les taux de cette substance potentiellement dangereuse dans les aliments transformés industriellement.

Aussi sur Canoe.ca:



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos