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hépatite C chronique: toutes les personnes nées de 1945 à 1975 devraient être testées

hépatite C chronique: toutes les personnes nées de 1945 à 1975 devraient être testées

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L'Association canadienne pour l'étude du foie (ACEF) ne lésine pas sur les moyens, recommandant que toutes les personnes nées entre 1945 et 1975 passent un test de dépistage afin de déterminer si elles sont porteuses de l'hépatite C chronique.

Dans ses directives 2018 pour la gestion de cette maladie du foie publiées lundi dans le Journal de l'Association médicale canadienne, l'ACÉF explique que l'hépatite C chronique est une maladie insuffisamment diagnostiquée et traitée, et que «le dépistage par cohorte de naissance serait bénéfique pour la santé de la population».

L'application de cette recommandation serait en outre rentable en termes de coûts pour le Canada, selon l'ACÉF.

«Bien que la prévalence globale de l'hépatite C chronique diminue, les complications de la maladie augmentent en raison du vieillissement de la population infectée et de la progression de la fibrose hépatique, peut-on lire dans le document. Les données de modélisation suggèrent que si rien n'est fait pour changer la situation actuelle, des cas de cirrhose décompensée, de carcinome hépatocellulaire [cancer du foie] et la mortalité liée au foie augmenteront respectivement de 80 %, 205 % et 160 % d'ici 2035 par rapport aux niveaux de 2013.»

Selon les auteurs des directives de l'Association canadienne pour l'étude du foie, «la cohorte de naissances de 1945-1975 a la plus forte prévalence d'infection chronique à l'hépatite C chronique» et «jusqu'à 70 % de ce groupe n'a pas été testé» pour cette maladie.

Un dépistage au sein de ce groupe comprenant les baby-boomers est important selon l'Association, étant donné la nature asymptomatique de l'infection et la lenteur de sa progression.

L'ACÉF recommande aussi que le dépistage soit également réalisé en fonction des facteurs de risque, en testant notamment les actuels ou anciens toxicomanes, les personnes qui ont reçu des transfusions sanguines, des produits du sang ou qui ont subi une transplantation d'organe au Canada avant 1992, les actuels ou anciens détenus, les personnes qui sont nées dans des pays où l'hépatite C est répandue et les personnes infectées au VIH.

L'Association recommande que tous les patients chez qui une infection à l'hépatite C chronique a été détectée «doivent être considérés comme des candidats pour une thérapie antivirale», un traitement qui a beaucoup évolué ces dernières années et qui a fait ses preuves, selon elle.

Il est estimé qu'en 2013, 252 000 Canadiens étaient atteints de l'hépatite C chronique. Ce virus se propage par un contact direct entre le sang d'une personne infectée et celui d'une autre personne.



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