Agence QMI
Agence QMI

Greffes de rein: une méthode novatrice pour éviter les rejets

Greffes de rein: une méthode novatrice pour éviter les rejets

Photo Fotolia

Agence QMI

Une étude clinique a permis de développer une approche prometteuse pour aider les jeunes ayant subi une greffe de rein à prendre leurs médicaments afin d'éviter les rejets.

Les jeunes patients qui ont reçu un nouveau rein ont de 15 à 20 % plus de risques de rejets que les adultes.

«Oublier de prendre ses médicaments antirejet, même si cela n'arrive qu'à quelques reprises, peut entraîner un échec de la greffe», a soutenu la Dre Bethany Foster, néphrologue pédiatrique au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Dre Foster a développé, avec des spécialistes de huit centres hospitaliers du Canada et des États-Unis, la plate-forme TAKE-IT, un pilulier électronique combiné à du «coaching» personnel lié à l'observance du traitement.

Le pilulier électronique, relié à un calendrier numérique, envoie une alerte lorsqu'un des compartiments est ouvert.

Pour l'étude clinique, un pilulier assez gros, destiné aux personnes âgées, a été utilisé, mais les chercheurs espèrent qu'un pilulier de plus petite taille, mieux adapté à la jeune clientèle, soit développé.

«Chaque fois que le jeune ouvre un compartiment, ça enregistre l'heure et la date», a expliqué la Dre Foster, en entrevue à TVA Nouvelles.

«S'il ne l'ouvre pas, on sait que le jeune patient n'a pas pris ses médicaments», a ajouté la néphrologue pédiatrique.

Lors de l'étude clinique, lancée en 2011, de la surveillance électronique a été mise en place pour avertir les jeunes greffés lorsqu'ils n'avaient pas pris leurs médicaments. Des textos et des courriels étaient alors envoyés pour alerter les patients.

Pour leur étude clinique, les chercheurs ont suivi 169 jeunes greffés de 11 à 24 ans pendant 1 an, une partie du groupe, le groupe témoin, ne recevant pas d'alerte lors de l'oubli de la prise de médicaments et ne recevant pas de «coaching» personnalisé.

«Compte tenu de la pénurie d'organes disponibles à des fins de transplantation, chaque échec représente une perte, non seulement pour le patient, mais également pour toutes les personnes concernées par la greffe d'organes», a ajouté la néphrologue pédiatrique du CUSM.

Chez le premier groupe de l'étude clinique, le taux d'observance du traitement médicamenteux antirejet était de 66 % plus élevé que chez les membres du groupe témoin, peut-on lire dans un communiqué du CUSM.

«Cette étude clinique sur l'observance quotidienne d'un traitement médicamenteux que nous venons de réaliser est la plus importante à avoir été réalisée à ce jour auprès des greffés du rein. L'identification d'une approche qui s'avère efficace quant à la promotion de l'observance du traitement chez les patients atteints d'affections chroniques constitue une percée importante», a déclaré la Dre Foster dans le communiqué.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos