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Pierre Bruneau: 30 ans après le décès de son fils Charles, la science a fait des pas de géant

Pierre Bruneau: 30 ans après le décès de son fils Charles, la science a fait des pas de géant

Photo d'archives, Ben Pelosse

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MONTRÉAL - En 30 ans, les avancées dans le milieu de la santé ont été extraordinaires. À l'époque, Charles Bruneau, le fils du chef d'antenne de TVA Nouvelles Pierre Bruneau, avait 35 % de chances de guérir de la leucémie. Aujourd'hui, la moyenne s'élève à 80 %.

En ce 30e anniversaire du décès de son fils Charles, survenu le 9 mars 1988, Pierre Bruneau est revenu vendredi sur les progrès qui ont été faits ces trois dernières décennies.

«Aujourd'hui, les enfants ont tous les mêmes chances de guérison et je crois que c'est la plus belle réussite de la Fondation Charles-Bruneau», a-t-il dit en entrevue sur le plateau du «Québec Matin», à l'antenne de LCN.

Selon Pierre Bruneau, le message qu'avait son fils de 12 ans, diagnostiqué leucémique, a la même portée aujourd'hui. Les jeunes ont cette même envie de guérir.

«J'en suis rendu à croire que Charles, c'est la cause, a exprimé M. Bruneau. Ce sont tous les enfants qui sont atteints de cancer à travers le Québec qui se reconnaissent dans ce message d'espoir de Charles.»

La Fondation appuie la recherche

Le médecin traitant de Charles Bruneau, le Dr Jocelyn Demers, avait cette volonté de concrétiser ce rêve de guérir de la maladie. Depuis, un centre de cancérologie a été construit au CHU Sainte-Justine. La Fondation est désormais présente dans tous les centres universitaires du Québec.

Notamment, une unité Charles-Bruneau sera inaugurée en juin prochain au Centre Mère-Enfant de Québec.

La Fondation continue d'appuyer la recherche. Les efforts sont faits de concert entre tous les centres hospitaliers au Québec.

«Dans le temps de Charles, on n'avait pas suffisamment de survivants pour pouvoir voir les séquelles des cancers. Aujourd'hui, nous avons une belle cohorte de survivants et on constate qu'il y a, malheureusement, des séquelles dans 20-25 % des cas», a expliqué Pierre Bruneau.

Difficile pour les familles

Pierre Bruneau se rend régulièrement au CHU Sainte-Justine et il a affirmé recevoir encore beaucoup de témoignages de familles qui doivent traverser la même épreuve.

«C'est tellement difficile. On ne vit pas ça toujours au même niveau. Souvent, c'est un des deux conjoints qui va rester à l'hôpital avec l'enfant, qui va grandir à travers la maladie. L'autre va grandir aussi, mais en subvenant aux besoins de la famille aussi. Il y a parfois là une brisure.»

Du progrès a également été fait de ce côté. Il y a 30 ans, il était souvent impossible pour des parents de prendre congé de leur travail pour accompagner leur enfant, même lorsque leur enfant était en phase terminale.

Le travail n'est pas terminé

En conclusion, M. Bruneau a tenu à remercier tous ceux qui, durant toutes ces années, ont contribué au succès de la Fondation Charles-Bruneau et qui ont aidé à améliorer les chances de guérison des enfants.

Pierre Bruneau retient aussi l'engagement de tout le personnel infirmier, de tout le personnel des hôpitaux et des bénévoles.

«La Fondation dit merci à tout le monde pour avoir si bien réussi jusque là, mais il nous reste encore un bout de chemin à faire. Si la victoire était si simple, mon objectif serait de fermer la Fondation, mais il faut vraiment continuer.»



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