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Médicament controversé: l'armée encadre l'utilisation de la méfloquine

Médicament controversé: l'armée encadre l'utilisation de la méfloquine

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OTTAWA - Les militaires canadiens auront dorénavant le choix d'accepter ou non de prendre la méfloquine, un médicament controversé contre la malaria, lorsqu'ils seront déployés dans des régions où le paludisme est répandu.

C'est la décision prise par les Forces armées canadiennes après l'examen par le médecin général de la méfloquine au sein de l'armée.

«Nous recommandons la méfloquine uniquement comme médicament de deuxième intention, en raison du milieu opérationnel unique dans lequel nous travaillons. Cette directive ne devrait pas s'appliquer dans un environnement non militaire», a fait savoir jeudi le médecin général, le brigadier-général Colin MacKay.

Plusieurs militaires ainsi que des civils soutiennent depuis des années que la méfloquine a des effets ravageurs qui vont, selon certains d'entre eux, des hallucinations à la dépression.

Or, très efficaces contre la malaria, il est l'un des plus utilisés pour «les Canadiens, civils et militaires, contre le paludisme lorsqu'ils voyagent dans les régions où le risque d'infection est élevé», selon Santé Canada.

Jusqu'à tout récemment, ses effets secondaires étaient peu documentés. C'est pourquoi un examen de son innocuité a été lancé par le ministère à la fin de 2016. L'armée avait également décidé l'automne dernier de faire son examen sur la sécurité du médicament.

Les deux études concluent qu'il n'y a aucune preuve que l'usage de la méfloquine occasionnerait des effets néfastes potentiels à long terme sur la santé humaine.

Le ministère fédéral a fait savoir jeudi que «l'étiquette actuelle de la méfloquine contient les renseignements pertinents sur l'utilisation sécuritaire et efficace du médicament».

«Santé Canada collaborera avec le fabricant pour ajouter une liste de vérification à propos des contre-indications à l'utilisation de la méfloquine sur l'étiquette du produit à l'appui des professionnels des soins de santé lorsqu'ils prescrivent ce médicament à un patient», peut-on lire dans un communiqué.

Pour sa part, le rapport de l'armée recommande de ne prendre la méfloquine seulement si les autres médicaments contre la malaria (Malarone et doxycycline) sont contre indiqués.

«La santé et le bien-être de nos militaires sont directement liés à l'efficacité opérationnelle des Forces armées canadiennes», a dit le général Jonathan Vance, chef d'état-major de la Défense.

Infection grave, le paludisme peut entraîner la mort chez les patients infectés par la forme la plus grave. Son taux de mortalité est de 20 %.




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