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Il faut limiter le temps d'écran pour les jeunes enfants, dit la Société canadienne de pédiatrie

Il faut limiter le temps d'écran pour les jeunes enfants, dit la Société canadienne de pédiatrie

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OTTAWA - Les parents de jeunes enfants doivent limiter le temps qu'ils passent devant les écrans, recommande la Société canadienne de pédiatrie (SCP).

Soulignant que l'exposition pendant la petite enfance peut accroître la probabilité de surutilisation à l'âge adulte, la SCP milite pour que les parents limitent à une heure par jour le temps d'écran aux enfants de deux à cinq ans. En plus de ne pas laisser les enfants de moins de deux ans utiliser des écrans, il ne faut surtout pas «utiliser des écrans au moins une heure avant le coucher», selon la SCP.

Le « temps d'écran » est le temps passé devant des écrans, y compris ceux des téléphones intelligents, des tablettes, des télévisions, des jeux vidéo, des ordinateurs et autres technologies portables.

«Les enfants de moins de cinq ans ont besoin de participer à des jeux actifs et de passer du temps en famille pour acquérir des habiletés fondamentales, comme le langage et la créativité», a déclaré dans un communiqué la docteure Stacey Bélanger, membre du groupe de travail de la SCP sur la santé numérique.

La SCP a dévoilé jeudi un nouveau rapport: «Le temps d'écran et les jeunes enfants : promouvoir la santé et le développement dans un monde numérique».

Constatant que l'exposition aux médias numériques est en hausse dans la vie familiale des Canadiens, les auteurs recommandent aux médecins et aux professionnels de la santé de mieux informer les parents sur les risques du temps d'écran. Ils estiment aussi que des exemples d'habitudes positives doivent être aussi donnés.

Au total, quatre conseils sont donnés aux parents sur le temps d'écran : limiter, atténuer, être attentif et donner l'exemple d'habitudes positives.

«Dans la mesure du possible, les parents doivent choisir un contenu de qualité adapté à l'âge et le regarder ou l'utiliser avec leur enfant pour l'encourager à poser un regard critique sur ce à quoi il est exposé», a affirmé Matthew Johnson, membre du groupe de travail de la SCP sur la santé numérique.

L'étude pointe plusieurs risques possibles, dont psychosociaux. Le rapport souligne notamment que la lecture pourrait être l'activité la moins pratiquée par les enfants qui utilisaient une tablette ou un appareil mobile.



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