Jean Houle
Agence QMI

Décédé sans aide: Barrette ordonne une enquête

Décédé sans aide: Barrette ordonne une enquête

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette.Photo Archives / Agence QMI

Jean Houle

QUÉBEC - Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ordonne une enquête du coroner à la suite de l'accident de motoneige qui a coûté la vie à un Américain, il y a deux semaines.

Les ambulanciers avaient invoqué le protocole pour refuser d'intervenir.

«La population a le droit de connaître les règles en vigueur», a expliqué le ministre mardi.

Gaétan Barrette se garde bien de commenter le refus des ambulanciers de se rendre sur les lieux d'un accident sur un sentier situé à trois kilomètres de L'Étape, même si une vie était en danger, le 2 mars dernier.

«Que ce soit bien clair: rien n'interdit à un ambulancier de se présenter sur un sentier», a précisé le ministre. «Seulement, il y a des conditions à respecter», a-t-il nuancé.

Ce jour-là, les ambulanciers de L'Étape soignaient un autre blessé. Une deuxième ambulance est partie de Québec en pleine tempête. Sur les lieux de l'accident, un motoneigiste a tenté des manoeuvres de réanimation jusqu'à l'arrivée des secours.

«Ça devenait difficile d'expliquer aux Américains pourquoi on serait laissés à nous-mêmes», a confié Mathieu Gardner à l'émission de Mario Dumont à TVA.

«Qu'est-ce qui s'est passé?»

En principe, sur un territoire non organisé comme c'est le cas de L'Étape, les ambulanciers doivent attendre que la SQ se présente sur les lieux en premier.

«C'est souvent arrivé qu'un citoyen nous amène sur place en disant qu'il savait où était l'accident, qu'il se trompe d'endroit, et que les paramédics se retrouvent ainsi dans le bois sans moyen de communication», a expliqué le directeur de la Coopérative des ambulanciers de Québec, Dominic Chaput, en entrevue à Mario Dumont.

Même si la CTAQ justifie l'existence du protocole, le ministre mandate deux coroners pour étudier la question.

«Ici, on est dans une zone intermédiaire. Le sentier est balisé, mais qu'est-ce qui s'est passé? Comment on doit juger l'événement?», a questionné Gaétan Barrette.

Les dix clubs de motoneige du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont tous leur propre protocole, avec une entente avec les corps policiers et la CTAQ et avec un système de premiers répondants, entre autres sur les Monts-Valins. Les pompiers de Saguenay ont quant à eux leur propre traîneau.

Les circonstances de l'accident éloigneront-elles les Américains des pistes de la région? Pas certain, selon le propriétaire du commerçant de motoneiges Évasion Sports DR.

«Les Américains ont toujours aimé le Saguenay-Lac-Saint-Jean pour la motoneige, et en plus, le taux de change leur est favorable», pense Denis Gagnon.

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