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Les Québécois attirés par le voyeurisme et le fétichisme

Les Québécois attirés par le voyeurisme et le fétichisme

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MONTRÉAL - Près de 50 % des Québécois aimeraient expérimenter au moins un comportement sexuel considéré comme anormal par le manuel statistique et diagnostique des troubles mentaux (DSM-5), selon les résultats d'une étude dévoilés mercredi.

L'enquête a été menée par téléphone et internet auprès de plus de 1000 Québécois et Québécoises par des chercheurs de l'Institut Philippe-Pinel et de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Elle révèle que près de la moitié des répondants aimeraient expérimenter le voyeurisme ou le fétichisme. Le tiers des personnes sondées a déjà expérimenté ce genre de pratique en plus de l'exhibitionnisme et du frotteurisme.

Le masochisme est également populaire auprès des Québécois, toujours selon cette étude, car 24 % des répondants souhaiteraient tenter l'expérience alors que 19 % l'ont déjà fait.

Les intérêts sexuels ont été groupés en deux catégories par le DSM-5, soit les pratiques normales, ou normophiliques, et les pratiques anormales, ou paraphiliques.

«Ces faits suggèrent qu'avant d'étiqueter comme d'anormal un intérêt sexuel légal, il convient de connaître les normes de pratiques sexuelles. Certains intérêts paraphiliques sont plus communs qu'on pourrait le croire, non seulement en termes de fantasmes, mais aussi de désir et de comportements», a déclaré le chercheur Christian Joyal.

Le docteur Joyal précise qu'il y a une différence entre les comportements paraphiliques et les troubles paraphiliques. «On parle de trouble paraphilique lorsque l'acte sexuel implique des partenaires non consentants ou qu'il induit une souffrance ou un désarroi à la personne qui le fait. Il peut également être absolument nécessaire pour obtenir satisfaction.»

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