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Santé publique: les cas de grippe en hausse

MONTRÉAL - Bien que tardive, la grippe commence à faire son apparition à travers le Québec. Le pic de cas pourrait être atteint d'ici un mois.

Les microbiologistes de l'hôpital Charles-LeMoyne de Longueuil analysent de plus en plus de prélèvements de grippe depuis quelque temps.

«On reçoit entre 20 et 30 prélèvements par jour (...) On s'attend à ce que, au gros de la saison, on ait à peu près 30 à 35% de nos tests qui soient positifs», a expliqué le Dr Louis-Patrick Haraoui, microbiologiste.

«On devrait être rendu à la période où on aura le plus d'influenza H1N1 d'ici trois à quatre semaines», croit pour sa part le Dr Gaston De Serres, épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec.

Les médecins rencontrés par TVA Nouvelles pensent que l'épidémie risque d'être beaucoup moins virulente que l'an dernier.

«Ça risque d'être nettement moins fort. D'abord on a une saison tardive. Deuxièmement, le nombre de cas, même s'il augmente, n'augmente pas aussi rapidement et drastiquement que ce qu'on a vu l'an dernier», a souligné le Dr Karl Weiss, microbiologiste à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

La souche de la grippe qui frappe le pays est également différente de celle de l'an dernier.
«Pour les personnes âgées, l'influenza H1N1 cause moins de problèmes, a précisé le Dr Weiss.

Quand elles ont été infectées, avant 1957, c'était seulement du H1N1 qui circulait et on pense que cette première exposition-là a mené ces personnes-là à développer une bonne immunité.»

Les malades chroniques, les personnes qui ont des problèmes cardiaques et les femmes enceintes restent cependant plus vulnérables que les autres face à ce virus. Ces personnes peuvent toujours se faire vacciner dans les CLSC.

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