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Dépistage du cancer de la peau: des efforts à faire

Dépistage du cancer de la peau: des efforts à faire

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La population mondiale est bien informée du lien entre exposition au soleil et cancer de la peau, comme le montre une étude d'Ipsos pour La Roche-Posay, publiée au moment où le laboratoire lance une campagne à ce sujet. Menée dans 23 pays, elle révèle que 88 % des personnes interrogées sont conscientes des risques. Pourtant, des disparités existent entre les continents et des efforts en matière de prévention sont encore d'actualité.

Se protéger du soleil est chose acquise pour 8 personnes sur 10 dans le monde, mais ce geste n'intervient pour beaucoup qu'en vacances. En effet, 4 personnes sur 10 n'y pensent pas en dehors de leurs congés. Habitués aux méfaits du soleil, les habitants de certains pays du sud sont les champions de la protection solaire tout au long de l'année, comme les Grecs (34 %), les Chiliens (33 %) et les Australiens (32 %). D'ailleurs, le réflexe pour beaucoup d'entre eux est même de rester à l'ombre.

Les plus mauvais élèves sont les Russes: seuls 19 % utilisent une crème anti-UV sur le visage lors d'une exposition au soleil. Les Mexicains n'avouent pas beaucoup mieux, 35 % se protègent. En revanche, les plus sages en la matière sont les Irlandais, les Italiens et les Portugais (69 %), ainsi que les Français (62 %).

Des disparités se révèlent aussi selon les genres. 69 % des femmes utilisent systématiquement de la crème contre 45 % des hommes, que ce soit sur le corps ou le visage.
Le consensus s'opère lorsqu'il s'agit de la santé de nos petits, 87 % des parents d'enfants de moins de 12 ans leur appliquent souvent de la crème, une constante observée sur tous les continents.

Le dépistage du mélanome, un réflexe à adopter

Le meilleur moyen de lutter contre les cancers de la peau, en plus d'appliquer des produits solaires et de limiter l'exposition, reste bien sûr le dépistage des mélanomes, une habitude pas encore suffisamment acquise. Selon l'étude, les plus enclins à cette pratique sont l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie, dont respectivement 24 %, 23 % et 20 % de la population consultent au moins une fois par an un dermatologue pour faire vérifier leurs grains de beauté.

D'autres préfèrent pratiquer l'auto-examen, comme la moitié des Grecs, des Australiens et des Autrichiens. Les Russes, encore une fois, et les Brésiliens sont une grande majorité à ignorer le dépistage (seuls 5 % et 14 % le font une fois par an).

Pourtant, diagnostiqué tôt, le mélanome peut être guéri dans 90 % des cas, comme le souligne le Dr. Luc Sulimovic, président du Syndicat national des dermatologues vénérologues. «Il est donc d'autant plus important de s'examiner régulièrement pour déterminer si l'on a des grains de beauté qui changent ou qui grossissent, ou pour vérifier l'apparence de toute autre marque sur la peau», ajoute-t-il.

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