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Don d'organes: le «consentement présumé»?

Le candidat à la course à la direction du Parti Québécois, Bernard Drainville, suggère de créer une commission pour étudier la question du don d'organes.

Une des solutions avancées par M. Drainville est le «consentement présumé».

«Actuellement, la législation québécoise prévoit que le consentement doit être explicite, c'est-à-dire que les Québécois sont encouragés à indiquer explicitement leur volonté de devenir un donneur, peut-on lire dans un communiqué publié par le candidat, dimanche. Avec le consentement présumé, ce sont les personnes qui ne veulent pas être donneurs qui doivent le signifier aux autorités compétentes en enregistrant leur décision dans un registre. La famille serait également consultée lors du décès.»

Le principe du «consentement présumé» est appliqué par plusieurs pays afin d'améliorer leur taux de don d'organes, selon lui.

M. Drainville voudrait que la question soit étudiée dans le cadre d'«une démarche non-partisane, inspirée de ce qui s'est fait en matière de soins de fin de vie».

«Il s'agit d'une question délicate, qui pose des questions éthiques importantes. C'est la raison pour laquelle je propose de créer une commission itinérante sur le modèle de Mourir dans la dignité. Une telle commission pourrait recommander d'autres solutions que le consentement présumé. Notre objectif est de susciter un débat sur les moyens à mettre en œuvre pour améliorer le système des dons d'organes et réduire les délais d'attente.»

L'automne dernier, un collègue de M. Drainville, le député Mathieu Traversy, a déposé à l'Assemblée nationale une pétition signée par 21 000 personnes en faveur du «consentement présumé».

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