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Sport et cycle menstruel: comment interagissent-ils?

Sport et cycle menstruel: comment interagissent-ils?

La nageuse chinoise Fu Yuanhui a admis s'être sentie fatiguée pendant une performance aux Jeux de Rio en raison du début de ses règles la veille.Photo AFP

Une étude suédoise s'est penchée sur la question du cycle menstruel et de la pratique sportive: les deux premières semaines du cycle seraient les plus optimales pour faire bénéficier pleinement les muscles de son entraînement.

Les relations entre le sport et le cycle menstruel constituent un sujet peu étudié. Le sujet a récemment été mis en lumière pendant les Jeux olympiques de Rio 2016, quand la nageuse chinoise Fu Yuanhui a admis s'être sentie fatiguée pendant sa performance en raison du début de ses règles la veille.

Lisbeth Wikström-Frisén, une étudiante en doctorat au Département de médecine des collectivités et de réadaptation à l'Université d'Umeå et auteure de l'étude, a voulu étudier la manière dont une femme pouvait optimiser son entraînement en se fondant sur son cycle hormonal.

Son étude porte sur un groupe restreint de 59 femmes, qui ont pris part à un programme de renforcement musculaire de la jambe de 4 mois.

Un groupe de participantes a suivi un programme d'entraînement haute fréquence (5 fois par semaine) les deux premières semaines de chaque cycle, un autre groupe a suivi le même programme pendant les deux dernières semaines du cycle.

Wikström-Frisén a également comparé les femmes prenant la pilule et celles qui ne la prenaient pas.

Les résultats montrent que l'incidence sur la force et la masse musculaires étaient plus importants les deux premières semaines que les deux dernières. Les femmes tireraient donc à cette période du cycle plus de bénéfices de leurs séances sportives sans nécessairement augmenter le nombre de sessions. Wikström-Frisén commente: «Puisque la menstruation est un phénomène central de la vie des femmes et de leur entraînement, il est nécessaire de mieux la prendre en compte lorsque l'on souhaite optimiser l'entraînement».

Si l'étude ne montre pas de différence notoire entre celles qui prennent un contraceptif à base d'hormones et celles qui ne prennent pas la pilule, Wikström-Frisén a aussi prêté attention aux taux de cortisol de 33 autres femmes sur neuf mois. Les résultats dépendent effectivement de la saison mais les femmes qui prenaient la pilule témoignaient en général de taux plus élevés de l'hormone du stress.

«Les variations du taux de cortisol ont de l'importance lorsqu'il s'agit d'optimiser l'entraînement sportif des femmes», commente Wikström-Frisén. «L'observation d'un taux élevé de cortisol chez les femmes prenant la pilule est souvent interprété comme le résultat d'un surentraînement, mais ce n'est pas nécessairement le cas, comme le montrent nos résultats».

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