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Contre la démence: faire travailler ses cellules grises?

Contre la démence: faire travailler ses cellules grises?

Les études sur le sujet apparaissent contradictoires.Photo Fotolia

Faire travailler son cerveau aussi longtemps que possible tout au long de sa vie pourrait dans certains cas permettre de repousser les risques de démence. Une nouvelle étude publiée dans le journal Neurology a étudié le cas de 393 personnes non atteinte de démence âgées de plus de 70 ans.

Certaines étaient porteuses du gène APoE4, un gène qui augmente le risque de démence. Les cas ont été divisés en groupes suivant leurs études, la façon dont ils avaient continué à faire travailler leur cerveau, et s'ils étaient porteur du gène. Les scientifiques ont également effectué des scanners afin d'identifier les marqueurs de la maladie, comme des fragments de protéine bêta-amyloïde, que l'on retrouve également chez les patients souffrant d'Alzheimer.

Les personnes porteuses du gène APoE4 qui avaient été à l'école pendant au moins 14 ans et qui avaient par la suite continué à garder un cerveau actif, avaient des niveaux de bêta-amyloïde inférieurs aux personnes porteuses du gène, mais qui n'avaient pas exercé leur esprit.

Cependant, l'étude du groupe dans son ensemble a montré que l'éducation, la profession et l'activité mentale et physique avaient peu d'effet sur la quantité de bêta-amyloïde et que stimuler son cerveau ne serait réellement bénéfique qu'aux personnes porteuses du gène.

Le scientifique en charge de l'étude, le Dr Prashanthi Vemuri de la clinique Mayo dans le Minnesota, relève tout de même que les gens devraient continuer à stimuler leur cerveau, évoquant d'autres recherches récentes. «Des études récentes ont montré des résultats contradictoires sur l'impact de l'activité physique et mentale sur le risque de développer la maladie d'Alzheimer, et nous avons remarqué que les niveaux d'éducation différaient dans ces études, a-t-il expliqué. Lorsque nous avons examiné spécifiquement le degré d'éducation, nous avons constaté que les porteurs du gène ApoE4 qui étaient restés longtemps dans l'enseignement supérieur et avaient continué à apprendre après avaient moins de dépôt amyloïde par rapport à ceux qui ne poursuivait pas d'activité intellectuelle après.»

Le Dr Simon Ridley, directeur science de l'organisme de bienfaisance britannique Alzheimer's Research UK, a également noté qu'il y avait de plus en plus de preuves montrant qu'entraîner son cerveau régulièrement peut l'aider plus tard dans la vie. «Comme aucun des volontaires dans l'étude n'avaient des symptômes de démence, il est difficile de tirer des conclusions quant à l'impact à long terme de ces facteurs sur le risque de démence», a-t-il précisé.

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