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Alcool: la gueule de bois serait inévitable

Alcool: la gueule de bois serait inévitable

Il s'agirait d'une étude pionnière dans son genre.Photo Fotolia

Des scientifiques se sont penchés sur le phénomène gueule de bois pour vérifier si certaines personnes n'en souffraient jamais et si la consommation d'eau ou d'aliments peuvent la prévenir. Les résultats démontrent que ces deux idées sont complètement fausses.

«En règle générale, nous avons trouvé une relation quasi directe sur la question: plus la consommation d'alcool est élevée, plus la chance d'avoir la gueule de bois est élevée», explique Dr Joris Verster, l'auteur principal de l'étude et professeur de l'Université d'Utrecht au Pays Bas.

En se basant sur des comptes rendus qui prétendent qu'entre 25 et 30 % de consommateurs d'alcool ne subissent pas de cuite, l'équipe de chercheurs a rassemblé un mois de données sur les habitudes de consommation d'alcool de 789 étudiants canadiens.

Les participants ont signalé leur taux de consommation, la durée de leur soirée arrosée et l'intensité des gueules de bois qui ont suivies.

En utilisant les données fournies par les étudiants, l'équipe de recherche a calculé de manière approximative le taux d'alcoolémie de chaque participant.

D'après Dr Verster, «la majorité des étudiants qui ont revendiqué ne jamais subir d'effets secondaires dûs à l'alcool avaient tendance à boire beaucoup moins que leurs homologues».

Afin d'améliorer les résultats de l'étude, l'équipe a exploré la relation entre l'alcool et la consommation d'eau ou de nourriture en menant une enquête sur 826 étudiants hollandais.

Sur les 826 étudiants, 449 voire 54,4 % ont signalé avoir mangé à la suite d'une consommation importante d'alcool.

Chaque participant a été interrogé sur l'intensité de sa gueule de bois et l'équipe a détecté une différence très faible voire nulle entre ceux qui ont consommé de la nourriture ou bu de l'eau et les autres.

«Les étudiants qui ont ingéré de la nourriture ou de l'eau ont démontré une amélioration statistique très faible par rapport à ceux qui n'ont rien consommé, ce qui se traduit par une différence guère significative», indique Dr Verster.

Pour l'auteur principal de l'enquête, l'étude pionnière dans son genre permet de nous donner de l'information sur comment écarter les individus de l'abus d'alcool, un comportement qui coute très chers tant socialement qu'économiquement.

Le Dr Michael Bloomfield, représentant du European College of Neuropsychopharmacology (ENCP), précise que «si des études complémentaires sont indispensables, cette recherche permet tout de même de nous donner une réponse très claire au sujet de la gueule de bois: pour l'éviter il faut consommer moins».

L'étude a été présentée au congrès d'ENCP en Amsterdam.

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