Isabelle Verge
Agence QMI

Des hauts et quelques bas pour le Bye Bye 2015

Des hauts et quelques bas pour le Bye Bye 2015

Photo Radio-Canada

Isabelle Verge

Dernière mise à jour: 01-01-2016 | 09h54

Le Bye Bye aura eu des hauts et quelques bas, mais aura somme toute été très efficace et visuellement impressionnant. Les créateurs ont eu d'excellents flashs et se sont entourés d'une équipe de comédiens du tonnerre, mais il manquait peut-être un peu de mordant à cette édition 2015.

La rétrospective de l'année a commencé en force dans le monde de «Je Recycle Parc» (parodie de Jurassic Park), avec toutes ces personnalités, personnages, émissions ou films qui refusent d'être oublié ou dont on a annoncé le retour. Pensons simplement à Piment Fort ou Les Pays d'en haut.

Les gags sur Joël Legendre n'auront pas tardé à se manifester. Les téléspectateurs ont pu entendre deux premières petites flèches dès l'ouverture. Vous vous demandiez où était Joël ? Il est peut-être juste allé faire un «petit pipi», a lancé Hélène Bourgeois-Leclerc.

Ces quelques lignes bien placées auront été les meilleures sur «l'affaire Legendre». Bien que Pierre Brassard ait été excellent dans la peau de l'animateur dans l'embarras, les cheveux de Pénélope McQuade, incarnée par la talentueuse Véronique Claveau, ont volé la vedette lors de la parodie de l'entrevue qu'a donnée Legendre à cette dernière et Jean-Luc Mongrain.

Parlant de coiffure, la chevelure désormais célèbre de Jean-Philippe Wauthier a aussi été immortalisée de belle façon avec l'aide de Patrice L'Écuyer incarnant un Wauthier pompeux et suffisant sur le plateau de Les Cheveux de la danse.

De bons coups

Il faut le dire, les comédiens de la cuvée 2015 étaient particulièrement excellents. Véronique Claveau a été une révélation dans ce Bye Bye, spécialement dans la peau de Marinâââ Orsini. Impressionnante, elle a bien livré aux côtés d'un Jean Leloup hilarant interprété par Pierre Brassard.

Que dire du maquillage et des costumes qui ont été réalisés de mains de maître. Il était parfois même difficile de savoir qui était sous le fond de teint, les prothèses et les perruques.

Parmi les autres bons coups, il faut souligner le sketch sur Marcel Aubut, rebaptisé Marcel Abus, qui a voulu amener le «boobsleigh» et le «Bikiniathlon» aux Olympiques.

Normand Brathwaite s'est mis dans la peau de François Bugingo chantant et dansant sur une version remaniée de Uptown Funk de Bruno Mars. Et Hélène Bourgois-Leclerc a réussi son coup dans Trop de fois par jour, imitant Marilou qui nous rappelle que «l'essentiel du bonheur, c'est d'être content». Sûrement son imitation la plus cocasse.

Dave Morissette a été rebaptisé Déve Morisette en direk. Un sketch qui a écorché au passage Patrice Brisebois. Et les larmes de la ministre Lise Tériault coulaient comme une rivière au printemps dans une entrevue à Caprice Roy, qui l'interrompait à tout moment. Parlant d'interruption, les deux petits sketches sur les habitants de Saint-Lambert qui demandent le silence au moindre bruit sont des incontournables.

Mal exploité

On ne peut pas en dire autant de la publicité d'Eugénie Bouchard et de son parfum Commotion. Un élément important de 2015 de la scène sportive qui aurait certainement dû être mieux exploité. Peut-être est-ce une question d'attentes, mais malgré quelques bonnes lignes, le sketch du mariage entre Pierre-Karl Péladeau et Julie Snyder aurait pu avoir plus de mordant.

Matricule 728 sur la chanson Shake it off de Taylor Swift laisse plutôt indifférent, tout comme Scrap FM qui se moque des radios de la ville de Québec.

La cadence de tournage sur les plateaux de Fabienne Larouche a été abordée de belle façon. Louis Morissette s'est emparé avec aplomb du personnage, la jouant en dictateur qui engage des Asiatiques travaillant jour et nuit. Morissette brille aussi en Denis Levesque qui interviewe D. Levesque et la «tétine de Mélanie Joy».

La politique a évidemment été abordée, plaçant Harper dans le recyclage puis dans un broyeur, l'humoriste François Bellefeuille est devenu porte-parole des libéraux, François Legault s'enligne de nouveau dans une «année de marde» avec la CACAQ, et Justin Trudeau, en jeune «padawan», s'est battu avec son défunt père que les créateurs ont dépeint comme Darth Vader dans le sketch Sta Wouar: Le réveil de la farce.

Ce fut un Bye Bye somme toute sage et gentil, avec plusieurs bons flashs qui en font une belle revue de l'année 2015.



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