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Hypersexualisation des enfants

Fillettes sexy aux lèvres pulpeuses en vedette

Le Journal
30/05/2008 10h30 

Les limites de l’hypersexualisation des jeunes sont encore repoussées. Des compagnies ciblent maintenant des bambins, en leur présentant des images de fillettes sexy, aux lèvres pulpeuses et qui portent des chandails bedaine.

Après les strings destinés aux jeunes filles d’à peine neuf ans, la mode sexy s’adresse maintenant à des enfants de deux ans. Le film Bratz Babyz, destiné à un public de cet âge, présente des dessins animés de très jeunes filles à l’allure coquine.

Assises dans des sièges d’auto pour enfant, elles portent des vêtements qui laissent voir leur ventre, ont de longues tignasses coiffées comme les stars et portent des bijoux et de longs cils. Elles tiennent aussi d’une main un biberon et de l’autre un cellulaire.

« Ce sont des bébés et ils portent des couches », s’insurge Lilia Goldfarb,chef des services de leadership au YWCA, qui donnait cette semaine une conférence lors des journées professionnelles du Centre jeunesse de Montréal.

« On cible les enfants dès la naissance», dénonce-t-elle.«Les gens ne se rendent pas compte qu’on présente des choses comme ça. On dirait qu’on ne les voit plus», ajoute Mme Goldfarb. Sexy inc.

Même si elles ont à peine deux ans, les jeunes filles trempent déjà dans la culture de l’hypersexualisation. Il n’est donc pas étonnant qu’en vieillissant les adolescentes veulent à tout prix emprunter le look ultrasexy des Pussycat Dolls ou de Britney Spears, estime Lilia Goldfarb.

Dans un documentaire intitulé Sexy inc. et présenté au personnel du Centre jeunesse, on souligne que les jeunes filles sont soumises à de plus en plus de pression pour répondre aux standards des films pornos.

« Le stéréotype chez les filles c’est d’être ultra-féminines, sexy et soucieuses de satisfaire l’homme », explique Mme Goldfarb, ajoutant que les adolescentes aspirent à un rôle d’objet sexuel décoratif.

Les marques

Comme elles n’ont de personnalité que par leur apparence, les adolescentes accordent une place très importante à leurs vêtements.

«Si elles n’ont pas de marques, elles ne sont personne », laisse tomber Lise Durocher, sexologue au Centre jeunesse de Montréal.

Lilia Goldfarb abonde dans le même sens.«Je vois des filles qui n’ont rien à manger, mais elles portent des jeans de marque », dit-elle.

Le stéréotype chez les garçons est tout le contraire. Il doit être un joueur endurci, fort et avoir une masculinité bâtie autour du harcèlement sexuel.






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