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Un moyen simple et gratuit d'exprimer ses volontés en fin de vie

Un moyen simple et gratuit d'exprimer ses volontés en fin de vie

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Trois ans après l'adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie, un aspect important de cette pièce législative demeure largement méconnu du grand public.

Il s'agit en fait d'un document que l'on peut remplir gratuitement et qui a plus de valeur légale qu'un mandat d'inaptitude.

Pour éviter l'acharnement thérapeutique et d'éventuels traitements contre son gré, un patient peut remplir ce formulaire appelé «Mes directives médicales anticipées». Ces 6 pages de questions peuvent être téléchargées sur le site internet de la Régie de l'assurance-maladie.

Ce document permet à toute personne d'indiquer au médecin ses volontés concernant les traitements en cas où elle deviendrait inapte. Tout adulte peut et devrait le remplir.

«Prenez une personne qui a la maladie d'Alzheimer, illustre Me Danielle Chalifoux, présidente de l'Institut de planification des soins. Moi, j'ai vu souvent, et je crois que ça se produit encore, de l'alimentation forcée. Forcer ces gens-là à manger, qui ne sont plus capables. Ils n'ont plus le réflexe de le faire. Et forcer, même, installer des sondes pour les faire manger alors que finalement, ils sont dans la dernière phase de la maladie d'Alzheimer et ce n'est vraiment pas utile.»

Le problème, c'est qu'il n'y a pas eu beaucoup de publicité entourant cet outil gratuit. Un colloque s'est d'ailleurs tenu jeudi à ce sujet, jeudi, à Montréal, pour demander au nouveau gouvernement de François Legault de faire de la sensibilisation.

«Il n'y a pas grand-monde qui en a entendu parler et les patients nous disent: "j'en ai parlé à mon médecin puis il ne sait pas de quoi je parle"», explique De Georges L'Espérance, président de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité.

Seulement 30 000 formulaires à ce jour ont été remplis alors qu'on dénombre 1,5 million de personnes de 65 ans et plus au Québec. Ce régime permet aussi d'éviter des discussions de famille éprouvantes au chevet du patient. Il est bon d'en remettre une copie à un proche et à votre médecin. Il est également possible d'en envoyer une par la poste à la Régie de l'assurance maladie pour qu'elle soit consignée dans le Registre des directives médicales anticipées.

«Un frère, une soeur, un fils, une fille peut avoir une certaine idée et l'autre n'aura pas la même idée et l'autre n'aura pas la même idée, souligne Dr L'Espérance. Donc, ça cause des problèmes. Ce que les directives médicales anticipées, justement, éliminent.»



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