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Fraude et collusion : Terrebonne met la main sur 75 000 $

Fraude et collusion : Terrebonne met la main sur 75 000 $

Marc-André PlantePhoto d'archives, Chantal Poirier

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TERREBONNE - La Ville de Terrebonne a pu récupérer la somme de 75 000 $ grâce au Programme de remboursement volontaire (PRV) mis sur pied par le gouvernement du Québec pour des cas de fraude ou de collusions.

Terminé le 15 décembre dernier, le PRV permettait aux municipalités de récupérer des montants payés en trop à certains acteurs, entreprises et firmes du secteur de la construction et de l'ingénierie dans le cadre de contrats publics.

À la Ville de Terrebonne, on n'était pas en mesure de préciser jeudi combien d'ententes ont été signées pour en arriver au montant de 75 000 $. Toutefois, la somme finale pourrait être plus importante, car la municipalité, au même titre que toutes les autres dans la province, dispose de cinq ans pour engager des poursuites contre des personnes physiques ou morales qui auraient touché des sommes illégales après avoir décroché des contrats publics.

«Je salue le gouvernement du Québec d'avoir instauré ce Programme, a dit le maire de Terrebonne, Marc-André Plante, par communiqué. Ce remboursement de 75 000 $ n'est qu'une première étape. La Ville de Terrebonne a mandaté la firme d'avocats Dufresne, Hébert, Comeau il y a plusieurs mois déjà pour suivre de très près les enquêtes de l'Unité permanente anticorruption ainsi que le procès entourant l'opération Médiator où d'anciens administrateurs, contractants et entrepreneurs de Terrebonne ont été accusés. Le cabinet a la consigne de recourir à toutes les procédures jugées utiles afin de récupérer les sommes perçues illégalement.»

Rappelons que l'ancien maire de Terrebonne, Jean-Marc Robitaille, a été arrêté par l'Unité permanente anticorruption (UPAC) en mars dernier en compagnie de quatre autres personnes liées à son administration. Parmi ceux-ci, on retrouvait l'entrepreneur Normand Trudel et l'ingénieur Jean Leroux. L'UPAC avait expliqué par communiqué que les arrestations étaient liées à «un présumé système de partage de contrats qui visait à favoriser des firmes d'ingénieries ainsi que certains entrepreneurs, entre 2001 et 2012».



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