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Le nombre de demandeurs d'asile à son plus bas depuis juin 2017

Le nombre de demandeurs d'asile à son plus bas depuis juin 2017

Photo d'archives, Benoît Philie

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OTTAWA | Un nombre de 1263 migrants ont été interceptés à la frontière canadienne en juin 2018, soit le plus bas niveau depuis un an, indiquent les chiffres publiés vendredi par Ottawa, en marge d'une rencontre des ministre de l'immigrations où l'Ontario est apparue isolée.

Le total enregistré au cours du mois est le moins élevé depuis juin 2017, mois durant lequel 884 interceptions avaient eu lieu.

Malgré le ralentissement, il y a maintenant plus de 31 000 demandeurs d'asile qui ont franchi la frontière illégalement depuis le début de l'année dernière.

C'est au Québec qu'ont traversé l'immense majorité de ces migrants, par le chemin Roxham à Saint-Bernard-de-Lacolle, en Montérégie. Les 1179 personnes interceptées au Québec en juin dernier portent le total à plus de 29 000 personnes depuis le début de 2017 pour la province.

Au Québec, 10 261 demandeurs d'asile ont été appréhendés cette année, contre 10 744 pour l'ensemble du Canada.

Le nombre d'interceptions a décliné de manière constante au pays dans les trois derniers mois. Il était de 2560 en avril (2479 au Québec) et de 1869 en mai (1775 au Québec).

Ottawa souligne que le nombre moyen de demandes d'asile quotidiennes est passé de 83 en avril, à 57 en mai et à 39 en juin.

Le ministère de l'Immigration attribue à ses campagnes de sensibilisation, menées notamment aux États-Unis et en Afrique, la chute du nombre de migrants.

«On n'entre pas comme on veut au Canada, et c'est le message que nous avons largement diffusé ici et à l'étranger, ce qui a donné des résultats concrets», a déclaré le ministre Ahmed Hussen, dans un communiqué.

Hussen s'en prend au gouvernement Ford

Lors d'un point de presse au terme de la rencontre avec ses homologues provinciaux, le ministre Hussen n'a pas hésité à s'en prendre au nouveau gouvernement conservateur de Doug Ford, en Ontario, qui rejette toute responsabilité dans la crise des migrants entrant illégalement au Canada.

«C'est très malheureux que la collaboration entre le gouvernement du Canada et celui de l'Ontario soit remise en question par le nouveau gouvernement [de l'Ontario]. Et comme vous pouvez le voir, la ministre [Lisa] MacLeod est ici et ne rejoint pas sur le podium. Nous avons parlé d'attirer plus de travailleurs au Canada, nous avons parlé des bénéfices liés à l'immigration économique, nous avons parlé d'immigration francophone. [...] Sur tous ces sujets, l'Ontario a choisi de se retirer de la table, car ils disent n'avoir rien à voir avec ça», a décrié M. Hussen, qui entend plutôt travailler avec le maire de Toronto, John Tory.



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