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Les grutiers poursuivent la grève, malgré l'ordre du Tribunal administratif du travail

Les grutiers poursuivent la grève, malgré l'ordre du Tribunal administratif du travail

Photo Ben Pelosse

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Tout indique que les grutiers en grève illégale défieront l'ordre de retourner sur les chantiers du Tribunal administratif du travail vendredi.

Une trentaine de grutiers étaient réunis vendredi matin au local syndical 791G à Anjou où rien n'indiquait une reprise des activités sur les chantiers de la province paralysés depuis le début de la grève illégale plus tôt cette semaine.

Interrogé par TVA Nouvelles, l'un d'entre eux a confirmé qu'ils n'avaient aucune intention de reprendre le travail, malgré l'ordre de la cour.

Des inspecteurs dépêchés par la Commission de la construction du Québec (CCQ) sur les chantiers ont effectivement constaté l'absence des grutiers encore une fois vendredi matin.

À Québec, aucun grutier n'était présent sur le méga chantier du CHU et certains travailleurs interrogés disaient ne pas s'attendre à leur présence avant la semaine prochaine.

Un rassemblement en solidarité avec les grutiers est prévu vendredi matin au coin des rues René-Lévesque et Papineau à Montréal.

«Irresponsable et inacceptable»: mise en demeure

Le ministère des Transports du Québec a qualifié d'«irresponsable et inacceptable» la grève illégale en cours et menace maintenant les syndicats de les mettre en demeure pour leur réclamer tout dommage généré par la grève.

«Les retards que prennent les chantiers représentent des coûts importants que les contribuables n'ont pas à assumer. J'ai donc demandé à ce que le ministère des Transports prépare le nécessaire pour signifier aujourd'hui au syndicat une mise en demeure. Cette mise en demeure mentionnera que nous allons réclamer au syndicat tout dommage généré par leur grève illégale», a déclaré le ministre André Fortin par voie de communiqué.

Jeudi, le premier ministre Philippe Couillard a réitéré qu'il souhaitait un retour au travail des grutiers. Il a rappelé que cette histoire pourrait être «coûteuse» pour eux.

Un ordre défié

Jeudi, une ordonnance provisoire de juge Alain Turcotte intimait aux grutiers d'«offrir immédiatement leur prestation normale et habituelle de travail».

Les syndicats touchés, notamment la FTQ-Construction, avaient «l'obligation» de rappeler à leurs membres leurs responsabilités.

La FTQ-Construction et le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction ont effectivement demandé le retour au travail des grutiers, mais cet appel n'a visiblement pas été entendu par les principaux intéressés.

La CCQ a rappelé que toute personne qui défie cette ordonnance est passible d'outrage au tribunal. Elle s'expose à des amendes de 10 000 $, ou 100 000 $ pour une personne morale, et même à une peine d'emprisonnement.

Les grutiers dénoncent que les nouvelles règles mises en place dans l'industrie posent un risque à la santé et la sécurité au travail.

Depuis la mi-mai, les entreprises en construction peuvent former elles-mêmes des grutiers au lieu de devoir attendre qu'ils soient diplômés, ce qui suscite des craintes dans l'industrie.



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