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Montréal : des recours juridiques envisagés par l'homme aspergé de gaz poivré par la police

Montréal : des recours juridiques envisagés par l'homme aspergé de gaz poivré par la police

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Deux jours après avoir été aspergé gaz poivré par un policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), au centre-ville de la métropole, l'homme qui apparaît sur une vidéo devenue virale, Daniel Louis, menace maintenant d'entreprendre des recours juridiques contre le corps policier, en raison de la force jugée excessive.

Joint par TVA Nouvelles, James Louis, le frère de Daniel Louis, a indiqué qu'une rencontre était prévue avec des avocats afin d'évaluer les recours qui s'offrent à eux. «On a déjà des rendez-vous avec des avocats. Entre-temps, mon frère va mieux, mais il a l'intention de prendre des procédures. On va regarder le dossier et on va porter plainte, s'il le faut. Oui, il aurait pu recevoir une contravention ou deux contraventions. Mais selon nous, la vie du policier n'était pas en danger. L'agent n'avait nullement besoin d'utiliser une arme offensive. On examine s'il n'y a pas eu usage excessif de poivre de Cayenne», a-t-il expliqué.

Dans la vidéo, on voit un agent du SPVM asperger M. Louis de gaz poivré alors qu'il est au volant de sa voiture.

Sur Twitter, la mairesse de Montréal, Valérie Plante a écrit lundi que «ces images sont préoccupantes.

«J'ai parlé au directeur du service de police ce matin. Une enquête sur les événements est déclenchée», a-t-elle précisé.

Grand Prix

L'événement s'est déroulé peu avant minuit samedi, à l'angle des rues Sainte-Catherine Ouest et Drummond. Le secteur était fortement congestionné par des automobilistes, dont certains se prêtaient à un «show de boucane» improvisé à l'occasion du Grand Prix.

Les policiers avaient dû fermer l'artère par deux fois durant la soirée pour disperser piétons et véhicules.

Selon nos informations, les policiers auraient voulu identifier l'homme en question pour lui remettre un constat d'infraction pour avoir fait crisser ses pneus.

Toujours d'après des sources du «Journal de Montréal», il aurait refusé d'obtempérer et aurait avancé son véhicule sur le policier en vélo qui lui bloquait le chemin.

Le corps de police a confirmé être au courant de l'existence de la vidéo, «mais nous ne pouvons juger le travail des policiers seulement sur cette base», a dit le commandant Ian Lafrenière du SPVM, dimanche, qui n'excluait pas à ce moment qu'une enquête interne soit déclenchée.

«Il faut rappeler que les citoyens ne peuvent refuser de s'identifier à un policier. S'ils ne sont pas d'accord avec le constat d'infraction, ils peuvent le contester», a poursuivi Ian Lafrenière.



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