Agence QMI
Agence QMI

Des services de meilleure qualité dans les CPE, révèle une étude

Des services de meilleure qualité dans les CPE, révèle une étude

Photo d'ARCHIVES

Agence QMI

MONTRÉAL - Les CPE offrent des services de meilleure qualité que les garderies non subventionnées, mais il y a encore place à l'amélioration, révèle une étude de l'Observatoire des tout-petits, publiée mardi.

Dans les pouponnières des centres de la petite enfance (CPE) (0 à 18 mois), 67 % des enfants jouissent d'un milieu de garde de bonne ou d'excellente qualité. De leur côté, 45 % des enfants de 18 mois à cinq ans ont droit à un milieu de bonne ou d'excellente qualité.

Les données sont beaucoup moins reluisantes dans les garderies non subventionnées. Les poupons profitent d'une garde de bonne ou d'excellente qualité dans seulement 7 % des cas. Pour les 18 mois à cinq ans, c'est 10 % des enfants seulement qui profitent d'un milieu de bonne qualité.

Ces données sont issues d'observations faites en 2014.

«Même si la plupart des services de garde éducatifs obtiennent un score moyen considéré comme acceptable, une proportion non négligeable d'enfants québécois fréquentent des services éducatifs de faible ou très faible qualité», a ajouté l'Observatoire dans son étude.

Au Québec, les enfants qui fréquentent un service de garde éducatif y passent huit heures par jour en moyenne.

«Comme un tel milieu aura des impacts importants sur son développement et sa réussite éducative, il importe de se préoccuper de cet enjeu de société», souligne l'Observatoire.

Réseau privé favorisé?

Selon le Parti québécois, le gouvernement Couillard fait fausse route, car il encourage la création de places en garderie privée, alors que ces établissements offrent des services de moins bonne qualité.

«Le gouvernement libéral, depuis qu'il est en poste, a favorisé de manière constante [le réseau privé] en augmentant les places en garderies privées à but lucratif de 4 000 % depuis 2003», a expliqué la vice-cheffe du Parti québécois, Véronique Hivon, lors d'une conférence de presse, mardi.

Selon elle, la garderie privée qui cherche à faire du profit sera nécessairement moins avantageuse pour l'enfant qui la fréquente.

«C'est évident que ça fait une différence quand [une garderie] va essayer de minimiser les dépenses parce que son but dans la vie, c'est de faire de l'argent. C'est évident qu'on ne part pas du tout du même objectif [que les CPE]», a expliqué madame Hivon.

Un éventuel gouvernement péquiste aurait donc pour objectif d'augmenter le nombre de places en CPE afin qu'un «transfert» du privé vers le public se produise.

Le choix aux parents

Pour sa part, le ministre de la Famille, Luc Fortin, assure que des mesures ont été mises en place au cours des derniers mois pour améliorer la qualité dans les différents milieux de garde, que ce soit dans les CPE ou au privé.

«Ce sont des chiffres qui ne sont pas récents. On était au courant de cette situation-là», a expliqué le ministre Fortin, en entrevue à LCN, mardi.

Il assure d'ailleurs que son «gouvernement est déjà actif», notamment depuis l'adoption de la stratégie 0-8 ans du projet de loi 143 qui vise à améliorer la qualité dans les services de garde.

Il se défend d'ailleurs d'encourager l'industrie privée aux dépens des CPE. «On cherche à offrir une liberté de choix aux parents», a-t-il dit.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos