Maxime Huard
Agence QMI

Agressions sexuelles: près de 25 000 cas seront réexaminés par la GRC

Agressions sexuelles: près de 25 000 cas seront réexaminés par la GRC

PHOTO AGENCE QMI, JOEL LEMAY

Maxime Huard

OTTAWA - La Gendarmerie royale du Canada (GRC) se penchera de nouveau sur près de 25 000 cas d'agressions sexuelles jugés sans fondement depuis 2015.

Le corps policier a d'abord annoncé cette semaine qu'une équipe d'examen avait identifié 1260 dossiers d'agressions sexuelles qui n'auraient pas dû être classés comme sans fondement depuis l'an dernier. Parmi ceux-ci, 284 plaintes requéraient «une enquête plus poussée».

Or, la GRC ira encore plus loin. «La Direction générale a élargi le projet pour englober toutes les enquêtes sur des plaintes d'agression sexuelle qui n'ont pas été réglées par des mises en accusation au cours des années civiles 2015 et 2016», a indiqué vendredi la porte-parole de la police fédérale, Marie Damian.

Pour ces deux années, la GRC traitera un total de 16 884 dossiers. «Nous n'avons toujours pas terminé de rassembler les dossiers de 2017, mais nous nous attendons à en étudier plus de 7000», a ajouté Mme Damian. Il y aura donc un total de 24 000 à 25 000 dossiers qui seront réexaminés par le corps policier.

Pour 2016 seulement, 10 038 signalements d'agressions sexuelles avaient été comptabilisés par la GRC.

Selon l'équipe d'examen, il manquait notamment de la documentation «sur les mesures qui ont été prises dans un dossier ou sur les raisons qui ont justifié qu'il soit classé comme sans fondement» et on a noté un «manque de connaissance des enquêteurs sur la loi en ce qui concerne le consentement».

Les policiers classent une plainte comme étant sans fondement quand ils concluent qu'«aucune loi n'a été violée et qu'aucune tentative n'a été faite à cette fin», selon la GRC.



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