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Un meurtrier jaloux condamné

Un meurtrier jaloux condamné

Juan Fermin Palma. Photo Courtoisie

MONTRÉAL - Un Montréalais jaloux et possessif coupable d'avoir tué sa conjointe devra attendre 14 ans avant d'espérer obtenir une libération conditionnelle, a tranché la cour jeudi.

Menotté dans le box des accusés, Juan Fermin Palma n'a pas bronché lorsque la sentence est tombée. Il avait d'ailleurs prévenu que même s'il avait commis une «erreur», il était prêt à payer pour son crime.

«J'ai été aveuglé par la maudite drogue, mais ce n'est pas une excuse, je dois payer pour ça, je tiens à demander pardon», avait en effet déclaré le meurtrier à la cour la semaine passée, devant les proches des victimes.

Le crime de Palma remonte au temps des Fêtes de 2012. À l'époque, sa conjointe venait de rompre, tant elle était épuisée par sa jalousie et sa violence.

«L'accusé consommait des drogues [...], les chicanes étaient fréquentes, il était possessif et dépendait financièrement de la victime», a noté le juge Eric Downs, jeudi.

Palma pouvait ainsi manipuler sa victime, Pamela Jean, qui travaillait comme serveuse, pour qu'elle lui donne de l'argent. Mais comme ils avaient un enfant ensemble, la femme avait décidé de donner une «dernière chance» à Palma.

Cette décision s'est toutefois avérée fatale. Un soir entre le 29 décembre 2012 et le 3 janvier 2013, Mme Jean est allée chez Palma, qui l'a étranglée à mort. Il avait caché le cadavre dans sa chambre pendant quelques jours, avant de le cacher dans une garde-robe.

Mensonge

Lors d'une rencontre avec les policiers, Palma avait d'abord menti sur le sort de la victime, allant jusqu'à montrer aux enquêteurs un faux itinéraire, afin de les mettre sur une fausse piste.

Mais il a commis l'erreur d'utiliser la carte bancaire de la défunte, si bien que le pot aux roses a finalement été découvert.

«Nous avons perdu un être cher d'une façon horrible, avait déclaré la sœur de Pamela Jean, Sonia, lors des représentations sur sentence la semaine passée. Le stress, la douleur, la rage a causé bien du dommage dans la famille... Sans compter les nuits blanches à pleurer.»

Tristesse

Et malgré la peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 14 ans, prononcée jeudi, les proches de la victime ont gardé la mine basse en quittant le palais de justice de Montréal.

«Pour nous, ça ne sera jamais, jamais assez, a expliqué Sonia Jean. Rien ne fera sortir Pamela de son urne, rien qui nous ramènera Pamela. Mais on va essayer de passer au travers de tout ce qui s'en vient.»



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