Kathleen Frenette
Agence QMI

Contacts sexuels: les enfants prenaient part aux ébats

Contacts sexuels: les enfants prenaient part aux ébats

Le palais de justice de Québec.Photo Archives / Agence QMI

Kathleen Frenette

Un ancien couple adepte d'échangisme qui a poussé l'horreur jusqu'à impliquer deux fillettes dans ses ébats sexuels a plaidé coupable à des accusations de contact et d'incitation à des contacts sexuels.

Yan et Josée (prénoms fictifs) ne semblaient pas vivre de très grandes émotions, mercredi, lorsque la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Valérie Lahaie, a succinctement raconté les tristes faits entourant leur histoire.

À l'époque des événements, l'homme - père de deux enfants - et la femme formaient une famille recomposée et les adultes pratiquaient l'échangisme.

Pratiques semblables

C'est ce qui les a amenés, au tournant de 2014, à faire la connaissance d'un couple de Saint-Lin-Laurentides aux pratiques sexuelles semblables aux leurs et qui ont aussi deux enfants.

Lors d'une visite du couple de Montréal, c'est d'un commun accord que les adultes ont décidé de faire «participer» les deux gamines plus âgées.

«Deux enfants plus jeunes dormaient à l'étage et les adultes se sont retrouvés avec les deux fillettes dans la chambre au sous-sol», a exposé Me Lahaie à la juge Johanne Roy.

Si Yan a fait le guet pour ne pas que les deux enfants plus jeunes viennent interrompre les ébats, Josée, elle, a pris part de façon active aux échanges.

Les adultes se sont dévêtus et les deux femmes ont commencé à faire des attouchements aux fillettes, sous les encouragements des hommes présents.

Rapport prédécisionnel

La femme du couple de Saint-Lin-Laurentides a également fait un cunnilingus à l'une des fillettes et les adultes ont demandé à la plus jeune des gamines, soit celle âgée de sept ans, de faire «la même chose» à l'autre enfant.

Comme l'ancien couple qui est détenu depuis son arrestation en décembre ne possède pas d'antécédents judiciaires, c'est de façon commune que les avocats qui les représentent, soit Me Geneviève Bertrand et Me Jérôme-Sébastien Tremblay, ont demandé la confection d'un rapport prédécisionnel et sexologique. Ils seront donc de retour en cour le 13 juillet prochain pour les représentations sur la peine.



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