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Collision sur la 112: «Mon conjoint ne sait pas qu'un bébé est mort»

Principale témoin de l'accident mortel sur la route 112 en Estrie, mercredi, Christiane Caron est encore sous le choc et souhaite des changements importants sur cette route à Weedon surnommée le «crunch de la mort».

«J'ai tout vu, le camion a levé, il a fait trois tonneaux et il a atterri dans le fossé. J'ai vu l'auto renter dans le camion. Je me suis dit que je suis née pour rester avec la SAAQ», a expliqué la femme, dont son conjoint est toujours à l'hôpital pour recevoir des soins.

L'homme est dans un état stable et il est en attente d'une chirurgie au dos. «Il ne sait pas qu'il y a un bébé de mort dans l'autre voiture, a-t-elle dit en entrevue à TVA Nouvelles. Ça n'aidera pas à sa réadaptation. On ne veut pas lui dire présentement.»

C'est à l'hôpital que Mme Caron a appris la terrible nouvelle de la mort du poupon de cinq semaines.

«On a rencontré la grand-maman de la petite, a-t-elle ajouté. On a parlé à l'extérieur et on s'est dit que c'était un bête accident. On ne peut pas prévoir parce qu'il y avait de la glace noire».

Déclarée invalide par la SAAQ puisqu'elle a été impliquée au cours de sa vie dans trois accidents et qu'elle s'est vue refuser des soins, Mme Caron précédait son conjoint qui était dans un autre véhicule.

«J'ai vu la madame déraper. Elle a perdu la maitrise de son véhicule. Elle s'en venait vers moi. J'ai accéléré et je me suis tassée et elle est allée "fesser" la camionnette rouge de mon conjoint», a ajouté Mme Caron.

Quelques instants plus tard, elle a vu son mari sortir de sa camionnette. «Il va sûrement garder des séquelles. Il a le sternum cassé et fracturé, des côtes fracturées, une hémorragie au poumon droit qui s'est résorbée et il a trois vertèbres brisées dans le dos», a-t-elle mentionné.

«Il est débarqué de son camion et il est tombé à terre, face première, a-t-elle ajouté. Il était confus et plein de sang. C'était long pour les secours, mais il y avait d'autres priorités. On ne croyait pas que c'était sérieux parce qu'il nous parlait.»

Reconfigurer le «crunch de la mort»

Est-ce qu'une intervention du ministère des Transports du Québec est nécessaire pour reconfigurer le segment de la route 112 surnommée le «crunch de la mort»?

Mme Caron répond par l'affirmative. «L'été passé, il y a eu au moins trois accidents sur cette route. Le ministère doit la refaire parce que c'est dangereux, a-t-elle dit. Dès qu'il y a une perte de contrôle, c'est sûr qu'il va chercher l'autre dans la voie inverse. La limite de vitesse est de 90 km/h et certains automobilistes [dépassent].»

Maintenant, la conjointe du conducteur va se battre pour qu'il reçoive tous les traitements nécessaires à sa réadaptation.

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