Pierre-Paul Biron
Agence QMI

Université Laval: enquête sur dix introductions dans des résidences

Pierre-Paul Biron

Dernière mise à jour: 17-10-2016 | 17h11

QUÉBEC - Le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a confirmé lundi matin enquêter sur dix cas d'introductions dans des chambres des résidences de l'Université Laval survenues ce week-end. Quatre cas auraient mené à des gestes à connotation sexuelle.

«Que des étudiantes ne se sentent pas en sécurité à l'université, dans une société comme la nôtre c'est inacceptable», a déclaré lundi le premier ministre Philippe Couillard.

Les incidents sont survenus dans la nuit de vendredi à samedi au Pavillon Alphonse-Marie Parent. Un ou des individus auraient pénétré dans l'édifice avant d'entrer dans des chambres.

«On est en train de valider les informations à savoir si ce sont des gestes isolés venant d'une personne ou si ça s'est fait de concert. On doit donc colliger le plus d'informations possible», a précisé le porte-parole du SPVQ, Pierre Poirier.

Difficile aussi de préciser la nature des gestes sexuels qui ont été posés. «C'est l'ensemble des quatre cas (qui sont à connotation sexuelle). Ça va de l'attouchement à l'agression, mais nous sommes encore à valider des choses», a expliqué M. Poirier. 

Tristesse

«Ce sont des événements d'une grande tristesse», a commenté pour sa part la ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, ajoutant prendre «la situation très au sérieux».

La direction de l'université a tenu un point de presse lundi matin et a affirmé que les mesures de surveillance ont été resserrées. Des conseillers sont prêts à recevoir les victimes et les personnes qui voudraient se confier ou partager des informations. Le personnel de sécurité a aussi été augmenté.

Le premier ministre s'est dit ouvert aux mesures qui pourraient être proposé, affirmant que la responsabilité sur les campus universitaires relève des recteurs. Philippe Couillard a néanmoins affirmé qu'il n'y avait pas de compromis à faire.

«La sécurité des filles et des femmes passe au premier plan», a conclu M. Couillard.

Ces agressions surviennent alors que se déroule la campagne «Sans oui, c'est non!», une initiative conjointe d'établissements universitaires, d'associations étudiantes, du ministère de l'Enseignement supérieur et du Secrétariat à la condition féminine.

«Les propos et de gestes dégradants, c'est la tolérance zéro», a insisté la ministre David.

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