Éric Thibault
Agence QMI

Le chef des Hells Angels profite de la lenteur du système

Le chef des Hells Angels profite de la lenteur du système

Salvatore Cazzetta. Photo Archives / Agence QMI

Éric Thibault

Le chef présumé des Hells Angels, Salvatore Cazzetta, et trois coaccusés dans une affaire de contrebande de tabac et de fraude envers l'État, viennent d'être libérés sans même avoir été jugés, plus de sept ans après leur arrestation.

Le juge James Brunton, de la Cour supérieure, a décrété mercredi l'arrêt des procédures judiciaires qui étaient intentées depuis l'opération Machine, menée par la police de Montréal en juin 2009, contre Cazzetta, l'homme d'affaires Peter Rice et les deux fils de ce dernier, Burton et Peter Francis Rice, tous trois résidant de la réserve mohawk de Kahnawake.

Le magistrat a conclu à des délais déraisonnables dans cette affaire, attribuables en majeure partie à la Couronne, comme les sept avocats de la défense qui représentaient ces accusés l'avaient plaidé en début de semaine, au palais de justice de Longueuil.

Les Rice devaient commencer à subir leur procès devant jury le mois prochain, tandis que les dates du procès du chef motard n'étaient toujours pas fixées.

Cazzetta demeure toutefois en détention provisoire, à la prison de Rivière-des-Prairies, puisqu'il fait toujours face à des accusations de gangstérisme et de recel de produits de la criminalité dans le projet d'enquête antidrogue Mastiff, qui a mené à son arrestation en novembre 2015 par la Sûreté du Québec.

Il s'agit d'une nouvelle tuile pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec, dont les «abus de procédures» et les divulgations tardives d'éléments de preuve à la défense avaient incité le même juge Brunton à libérer cinq Hells Angels de Sherbrooke accusés de meurtres et de complot, en plein procès, en octobre dernier.

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos