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Saint-Eustache: 11 jeunes victimes de profilage racial?

Dernière mise à jour: 03-07-2016 | 20h32

SAINT-EUSTACHE - Onze hommes dans la vingtaine ont été interpellés par la police de Laval à Saint-Eustache, après qu'un suspect, possiblement un de ceux-ci, eut été vu brandissant une arme de poing en pleine rue, à Laval.

Vers 10 h 30, des témoins ont contacté les policiers pour leur signaler qu'un homme «avait une arme de poing dans les mains» et qu'il la pointait «un peu partout» au coin des boulevards Sainte-Rose et Curé-Labelle, a indiqué le porte-parole du Service de police de la Ville de Laval (SPVL), Franco Di Genova.

Le suspect était debout à côté de son véhicule en compagnie d'autres personnes.

Un véhicule de police qui était à proximité s'est donc rendu sur les lieux en quelques secondes pour voir au même moment plusieurs véhicules quitter l'endroit.

«Il y avait un véhicule qui semblait bloquer le chemin des policiers qui tentaient d'intercepter l'un des véhicules», a indiqué le porte-parole du SPVL.

Après avoir demandé du renfort, les policiers du SPVL ont finalement appréhendé 11 hommes dans la vingtaine qui prenaient place à bord de cinq véhicules, à Saint-Eustache, sur le boulevard Arthur-Sauvé, près du boulevard Binette.

Les policiers les ont menottés, fouillés et placés dans des autopatrouilles pendant que leurs identités étaient vérifiées et que leurs véhicules étaient passés au peigne fin avec l'aide d'un maître-chien.

Après des heures de recherche, les policiers n'ont rien trouvé, ni arme, ni stupéfiants, a précisé plus tard M. Di Genova, ajoutant qu'«ils ont finalement été relâchés puisqu'aucun n'était recherché et qu'il n'y avait pas de matière à arrestation».

Victimes de profilage racial?

Une des personnes impliquées dans la vaste opération policière du Service de police de Laval qui a eu lieu à Saint-Eustache dimanche se demande si les policiers ont fait du profilage racial.

«Peut-être en raison des voitures modifiées et qu'ils ne voient pas assez de noirs dans le secteur. Ils nous ont suivis depuis la fin de l'autoroute 440. Je ne crois pas qu'il y ait des membres de gang. Tout le monde est clean», a affirmé Cédric Louis à TVA Nouvelles.

Il s'interroge sur la stratégie employée par les autorités.

«Je ne comprends pas pourquoi il faut attendre cinq heures pour fouiller toutes les voitures. Même l'escouade canine a été appelée à la rescousse et elle n'a rien trouvé», a dit M. Louis, affirmant connaître cinq des 11 personnes interpellées.

«L'arme de poing devait être dans une voiture rouge, mais ils n'ont rien trouvé», a poursuivi M. Louis.

Ces 11 personnes feraient partie d'un groupe de voitures modifiées et ils devaient se rendre à l'autodrome Saint-Eustache pour participer à une exposition.

Plus tard en soirée, dimanche, le porte-parole de la police de Laval, Franco Di Genova, a rejeté les allégations de profilage racial, affirmant que les policiers se devaient de vérifier l'information reçue d'un citoyen et qu'ils ont bien traité les 11 jeunes.

«Tout concordait: arme à feu, véhicule rouge, [...]», a-t-il expliqué, ajoutant que si l'opération a paru longue, c'est parce que le contrôle de 11 personnes, dans des circonstances semblables, doit se faire dans les normes et avec prudence. Le chien policier devait aussi se reposer régulièrement parce qu'il faisait chaud, a ajouté M. Di Genova.

«Et nous les avons bien traités. Ils n'ont pas été laissés au soleil. Nous les avons mis dans les autopatrouilles à l'air climatisé!»

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Un jeune homme brandit une arme de poing en pleine rue à Laval

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