Michael Nguyen
Agence QMI

Maxime Roussy s'inquiétait pour la victime présumée

Maxime Roussy s'inquiétait pour la victime présumée

Maxime Roussy.Photo Chantal Poirier / Agence QMI

Michael Nguyen

MONTRÉAL - L'auteur jeunesse Maxime Roussy se serait inquiété du bien-être de l'adolescente qu'il aurait agressée pendant plusieurs années, révèlent des échanges déposés lors de son procès. «Il s'inquiétait pour vous», a lancé Me Valentina Corsetti de la défense à l'adolescente, au deuxième jour de son contre-interrogatoire.

Karine (nom fictif) a ainsi dû expliquer à la cour plusieurs pans de sa vie privée de 2006 à 2010, soit à l'époque où elle aurait entretenu une relation avec Roussy, d'abord avec des échanges sur internet, puis en personne avec des actes sexuels sadomasochistes, entre autres.

La jeune femme, dont l'identité est protégée par la cour, a ainsi expliqué qu'elle avait une mauvaise relation avec son père, qui l'aurait d'ailleurs déjà frappée. Elle en aurait parlé à Roussy, qui l'aurait incitée à «en parler».

«Je m'inquiète pour toi», aurait dit Roussy à la jeune femme via un échange internet. Cette dernière n'aurait toutefois pas suivi les conseils de l'auteur des séries Pakkal et Le blogue de Namasté.

Karine a également révélé qu'elle a consulté un psychologue à deux reprises à l'été 2009, et qu'elle a souhaité changer d'école à cette époque.

Tous ces détails pourraient être pertinents pour la juge Dominique Joly, qui devrait ensuite évaluer la crédibilité de Karine lorsque viendra le temps de rendre son verdict au procès du père de famille.

La Couronne avait d'ailleurs fait témoigner une autre adolescente qui aurait été abordée de la même façon par Roussy, lors de Salon du livre.

«La (Couronne a) présenté cette preuve pour réfuter une défense éventuelle de fabrication de courriels et de MSN ou de dénégation générale», a noté la juge lorsqu'elle a accepté de prendre en considération certaines parties du témoignage de la deuxième adolescente.

Roussy, 40 ans, fait face à six accusations à caractère sexuel, allant du leurre informatique à l'agression sexuelle armée. Il a plaidé non coupable à chacun des chefs. La plaignante avait entre 12 et 16 ans lors des infractions alléguées.

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