Maxime Deland
Agence QMI

Îles-de-la-Madeleine: l'avion n'avait aucune boîte noire

Maxime Deland

Dernière mise à jour: 30-03-2016 | 21h13

LES ÎLES-DE-LA-MADELEINE -  Les conditions météorologiques exécrables sont une hypothèse qui sera privilégiée par les enquêteurs du Bureau de la sécurité des Transports (BST) pour expliquer le terrible écrasement d'avion qui a fait sept morts mardi, aux Îles-de-la-Madeleine.

Les représentants du BST ont mis le pied pour la première fois sur le site de la tragédie, mercredi après-midi.

Au cours des prochains jours, ils scruteront non seulement les restes de l'appareil, mais également tout le terrain où se trouve la carcasse de l'avion, à la recherche du moindre indice qui pourrait les aider à faire avancer l'enquête.

«Les enquêtes sont complexes, et nous prenons le temps qu'il nous faut pour mener une enquête exhaustive. (...) Un accident est rarement le résultat d'un seul problème», a fait savoir le BST par voie de communiqué.

Puisque l'appareil Mitsubishi MU-2B est de fabrication américaine, le BST agira de concert avec le NTSB et la FAA, deux organismes américains spécialisés dans l'aviation.

Le système GPS

D'ores et déjà, on sait que l'appareil à bord duquel se trouvaient les sept victimes n'était pas muni de boîtes noires. Ces pièces auraient notamment permis aux enquêteurs d'obtenir les dernières données de vol et les dernières conversations dans le cockpit avant l'écrasement.

Les autorités tenteront donc de retrouver le système GPS de l'appareil pour savoir le trajet exact emprunté par celui-ci.

En point de presse, le BST a fait savoir que la carlingue serait transportée à leur laboratoire d'ici la fin de la semaine pour y être analysée.

De son côté, la Sûreté du Québec (SQ) a dépêché une vingtaine d'enquêteurs sur les lieux du drame. Les autorités policières ont indiqué qu'elles étaient responsables du volet criminel de l'enquête.

«Dans ce genre d'événement, ce n'est pas anormal d'ouvrir une enquête criminelle. C'est notre mandat de s'assurer qu'aucun crime n'a été commis», a indiqué Martine Asselin, porte-parole de la SQ.

Interrompues mercredi soir en raison de la noirceur, les recherches sur le site de l'écrasement devraient reprendre jeudi matin. Les fouilles devraient être plus pénibles, considérant les précipitations de pluie et les forts vents attendus.

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