Claudia Berthiaume
Agence QMI

Accusé d'agression sexuelle sur une admiratrice mineure

Claudia Berthiaume

MONTRÉAL - L'auteur de littérature jeunesse Maxime Roussy aurait amené une ado de 14 ans faire une tournée des ruelles sombres de Montréal pour l'initier à ses premiers contacts sexuels.

«Il me plaque contre le mur. Il me "frenche", il me caresse les seins sous mon manteau et il me masturbe», a raconté la présumée victime à la cour mercredi matin.

Karine (nom fictif) a relaté de façon détachée, quasi froide, ses premiers contacts sexuels allégués avec Maxime Roussy. Elle avait 14 ans, lui 32 ans.

L'homme aujourd'hui âgé de 40 ans est accusé de 11 infractions de nature sexuelle sur une mineure, allant du leurre à l'agression sexuelle armée.

Les premiers attouchements se seraient produits dans la voiture de location de l'auteur des séries à succès Pakkal et Le blogue de Namasté, dans le stationnement du Salon du livre de Montréal, en 2008.

«On n'avait pas beaucoup de temps ce soir-là parce que j'étais venue au Salon avec ma mère», a témoigné Karine.

Elle n'avait alors même jamais embrassé un garçon jusque-là, a-t-elle précisé à la juge Dominique Joly, au palais de justice de Montréal.

Motel Métro

L'écrivain et son admiratrice se seraient revus le lendemain à la fin d'une séance de signatures. Ils auraient ensuite passé deux heures dans la chambre 74 du motel Métro, situé dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, à Montréal.

«Sur le trajet, on arrête dans des ruelles sombres et aussi dans un parc près de la voie ferrée [où des attouchements ont lieu]», a expliqué Karine lors de son troisième jour à la barre des témoins.

«J'ai bu du vin rouge et on a regardé son dictionnaire des fantasmes et des perversions illustrées sur le lit», a-t-elle continué.

Pilule du lendemain

Donnant de nombreux détails très crus, elle a affirmé à la cour avoir eu sa première relation sexuelle complète avec Maxime Roussy ce jour-là, mais aussi sa première expérience sexuelle tout court.

Angoissée par ce qui venait de se produire, Karine s'est ensuite procuré la pilule du lendemain puisqu'il s'agissait d'une relation non protégée, a-t-elle mentionné au tribunal.

Roussy et Karine se seraient revus au même endroit moins de trois mois plus tard. Cette fois, les scénarios sados-masochistes que l'écrivain aurait envoyés à l'adolescente sur des sites de clavardage se seraient transposés en partie dans la réalité.

«J'étais prête à faire n'importe quoi pour lui. J'étais vraiment très amoureuse de lui», a précisé Karine à la juge Joly.

Son témoignage se poursuivait en après-midi.

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