Claudia Berthiaume
Agence QMI

Roussy accusé de contacts sexuels avec une mineure

Roussy accusé de contacts sexuels avec une mineure

Maxime Roussy.Photo Archives / Agence QMI

Claudia Berthiaume

MONTRÉAL - Maxime Roussy, cet auteur de littérature jeunesse accusé d'avoir agressé une jeune admiratrice, aurait pris de multiples précautions afin qu'il ne reste aucune trace de ses conversations érotiques avec l'adolescente de 13 ans.

L'écrivain ne se serait pas gêné pour écrire et envoyer des scénarios sexuels à l'une de ses fidèles lectrices, rencontrée au Salon du livre de Montréal en 2007. Il lui aurait aussi raconté ses propres expériences sexuelles en mentionnant un certain nombre de détails plutôt crus.

Plusieurs extraits des échanges survenus entre l'écrivain et Karine (nom fictif) en 2008 ont été lus à la cour mardi, dans le cadre du procès de Roussy.

L'homme de 40 ans est accusé de onze infractions de nature sexuelle sur une mineure, allant du leurre à l'agression sexuelle armée.

Sadomasochisme

Entre ménage à trois et pratiques sadomasochistes, les propos sont parfois tellement crus qu'ils ont fait sourciller la juge Dominique Joly, qui préside le procès au palais de justice de Montréal.

«Au début, je rougis de lire ça. Je ne connaissais pas grand-chose du sadomasochisme, sauf ce que lui m'en disait», a témoigné Karine mardi matin. Aujourd'hui âgée de 21 ans, elle n'en avait que 13 à l'époque.

L'auteur des séries à succès Pakkal et Le blogue de Namasté aurait même envoyé des liens de sites pornographiques à l'ado.

«Je ne cliquais pas toujours dessus», a-t-elle précisé en parlant d'un site de «soft domination».

Maxime Roussy écrivait parfois aussi ses propres romans en même temps qu'il parlait de sexe avec Karine, a expliqué cette dernière à la juge Joly.

Dans le secret

L'écrivain souhaitait toutefois que la relation qu'il entretenait avec l'adolescente demeure confidentielle, d'après ce qu'a mentionné la présumée victime à la cour.

Il l'aurait d'ailleurs questionnée à quelques reprises pour s'assurer qu'elle ne gardait pas de trace de leurs échanges.

Pour en être certain, il aurait demandé à Karine de se rendre sur des sites de clavardage ne conservant pas l'historique des conversations et sur lesquels ils pouvaient utiliser des pseudonymes.

La plupart des identités fictives utilisées par Maxime Roussy avaient d'ailleurs une connotation sexuelle, d'après les extraits lus en cour.

«Cyprine» - liquide sécrété par la femme lorsqu'elle est excitée -, «Cavalière69» - qui réfère à deux positions sexuelles -, «CL1t0» - référant au clitoris - n'en sont que quelques exemples.

L'adolescente utilisait quant à elle un prénom différent du sien accompagné d'une série de chiffres, d'après son témoignage.

Ce que l'auteur ignorait, c'est que Karine, qui était alors très amoureuse de lui, conservait des captures d'écran de leurs échanges. L'ado a mis le tout sur des clés USB, qui ont été déposées en preuve au premier jour du procès de Roussy lundi.

Tous ces échanges érotiques ont finalement mené à une dizaine d'épisodes de contacts sexuels entre Roussy et son admiratrice, selon ce qu'elle a dit au tribunal. Karine devait poursuivre son témoignage mardi après-midi.

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