Caroline Lévesque
Agence QMI

Ouverts jusqu'à 6 h AM: des bars veulent répéter l'expérience

Ouverts jusqu'à 6 h AM: des bars veulent répéter l'expérience

Le Bistro à JoJo, situé sur la rue St-Denis, à Montréal.Photo Courtoisie

Caroline Lévesque

MONTRÉAL - La Nuit blanche du festival Montréal en lumière aura été la manne pour les bars ouverts jusqu'à 6 h. Ceux-ci veulent que l'expérience, une première au Québec, soit renouvelée.

À leur porte, la file d'attente n'en finissait plus et les employés peinaient à répondre à la demande.

«L'achalandage a créé un effet entonnoir dans les bars», a indiqué Johanne Hébert, gérante du Pub L'Île noire.

D'ailleurs, deux établissements ont été ciblés pour surcapacité par le SPVM, qui a dû procéder à des évacuations.

Les dossiers en lien avec les infractions ont été transférés à la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), qui déterminera les actions à entreprendre.

«La police a été plus dure qu'en tant normal, car c'était une première au Québec, croit Danny Cyr, du Bistro à Jojo. Les neuf, on était pleins. C'était difficile de compter les personnes. On a retourné énormément de monde.»

Les neuf commerces touchés par cette permission spéciale de la RACJ sont le Bistro à Jojo, le Saint-Bock, le Saint-Houblon, le Café Hookah lounge, le Patrick's Pub, le Cinko, En Cachette, le Pub du Quartier latin et le Pub L'Île noire.

Expérience positive

Sept commerçants interrogés sur neuf aimeraient que cette permission spéciale soit possible à nouveau l'an prochain, pour le même évènement, ou d'autres occasions.

On assure que, globalement, l'expérience n'a pas eu de retombées négatives et s'est déroulée sans anicroche.

En temps normal?

Plusieurs estiment que le concept ne pourrait pas fonctionner en temps régulier.

«Il ne faudrait pas voir cela comme un projet pilote, observe Francis Laberge, barman au Saint-Bock. C'est certain que cela a fonctionné, car il y avait un élément de rareté. Aussi, le fait que ces bars étaient rapprochés l'un de l'autre aidait.»

Luca Langelier, barman au Patrick's pub, croit que c'est la Nuit blanche qui a créé l'engouement et qu'on ne peut tirer de conclusions à appliquer pour un week-end régulier. «Les gens ont sauté sur cette occasion exclusivement.»

«Le métro ouvert toute la nuit était essentiel pour aller de l'avant, mais on ne pourrait pas dans un contexte quotidien», ajoute la gérante du Pub L'Île noire.

Seul Danny Cyr est d'avis que la fermeture des bars pourrait se faire à 6 h en temps normal.

«Le métro ouvre généralement à 5 h. À 3 h, il est fermé et c'est le plus gros de la demande. C'est à ce moment que les infractions sont commises et que certains conduisent en état d'ébriété. Pendant l'année, ça pourrait très bien se faire dans des secteurs précis de la ville.»

En 2014, un projet pilote de la Ville de Montréal afin de laisser ouverts des bars des rues Saint-Denis et Crescent jusqu'à 6 h durant quelques semaines de la saison estivale avait été refusé par la RACJ.

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