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J.E.: l'injonction demandée par les Hells Angels rejetée

 J.E. : l'injonction demandée par les Hells Angels rejetée

J.E. s’est invitée chez les Hells Angels et a mis la main sur des vidéos lors de leurs partys privés où règnent alcool, sexe et drogue.Photo Capture d'écran / Agence QMI

Dernière mise à jour: 12-02-2016 | 22h57

MONTRÉAL - La demande interlocutoire provisoire des Hells Angels pour empêcher la diffusion de l'émission J.E. de ce dimanche, qui dévoile des extraits vidéo inédits de leur quotidien pendant la guerre des motards, a été rejetée.

Dans leur demande déposée à la cour vendredi à 17 h, les avocats des Hells Angels prétendaient que la présentation de ce reportage pourrait nuire à John Coates et Robert Bonomo, deux membres du groupe de motards qui sont en attente de leurs procès. Or, l'équipe de J.E. soutient que ces deux individus n'apparaissent à aucun moment sur les images qui doivent être diffusées dimanche à 17 h 30.

Les avocats des demandeurs plaidaient que les images pourraient compromettre «l'équité de leur procès de même que leur droit à une défense pleine et entière».

De plus, les avocats des Hells Angels faisaient valoir que les enregistrements obtenus par l'équipe de l'émission n'étaient pas publics, puisqu'«ils n'ont pas fait l'objet d'un dépôt dans le cadre de requête ou autres».

Ces extraits inédits ont été saisis par les policiers dans le cadre des perquisitions menées lors du projet SharQC au domicile de Georges Beaulieu, qui purge actuellement une peine d'emprisonnement. Celui-ci prétendait détenir un droit de propriété sur les vidéos et plaidait que «son droit à la vie privée serait atteint si les vidéos sont utilisées sans son consentement».

La requête a été déposée devant un juge qui a rendu sa décision un peu avant 22 h, vendredi. L'émission J.E. sera donc bien présentée dimanche à 17 h 30.

Liberté de presse

«Le droit de propriété, le droit à la vie privée sont des droits qui sont importants, mais quand la liberté de presse est invoquée, quand la liberté de presse, qui est garantie par la Charte canadienne des droits et libertés, est en jeu, la liberté de presse a priorité et a préséance», a expliqué Me François Fontaine, avocat de TVA.

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